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Poursuivi pour vi0l : un policier indexe la victime, un courtier et « son » commissaire

Attrait, ce mardi 14 avril 2026, devant la Chambre criminelle de Dakar pour viol sur une femme mariée, le policier M. Niang accuse la partie civile d’avoir monté le coup avec « son » commissaire et un courtier pour le mettre en prison. Malgré ses dénégations, il risque 10 ans.

Ce mardi, le policier M. Niang a comparu devant la Chambre criminelle de Dakar pour viol. Ni la partie civile, A. Ngom, ni les trois témoins entendus à l’enquête ne se sont présentés à la barre. Cependant, selon les éléments de la procédure, A. Ngom s’est rendue à Rufisque, vers minuit, dans la nuit du 15 octobre 2022. Le policier devait lui sous-louer une chambre. Il était convenu que le conducteur de moto « jakarta », qui l’a conduite sur les lieux, l’attende et la ramène chez elle après la visite. Mais, à sa grande surprise, M. Niang lui a fait savoir qu’il avait payé la course et libéré le « jakartaman ». Toujours selon la déposition de la partie civile, son « futur bailleur » a insisté sur son statut de policier et lui a suggéré de rester jusqu’au lever du jour pour éviter de tomber sur des agresseurs à 1 h du matin. Elle a accepté de rester dans la chambre de l’homme de tenue, mais au petit matin, M. Niang a commencé à la toucher. La partie civile l’a repoussé et a tenté de s’enfuir. Il l’a rattrapée, l’a traînée de force dans sa chambre et a abusé d’elle.

M. Niang a catégoriquement nié les faits. Il a déclaré que A. Ngom n’avait jamais mis les pieds dans sa chambre et qu’elle était partie quelques minutes après la visite. Il accuse la partie civile, le courtier qui l’a mis en rapport avec elle et son supérieur hiérarchique, à l’époque, d’avoir fomenté le coup pour le jeter en prison. Pour étayer ses propos, il a soutenu que la dame lui avait réclamé 1 000 000 de FCFA pour retirer sa plainte. Mieux, il avait, selon ses dires, déposé une plainte au commissariat de Gouye Mouride contre la dame et le courtier.

Pour ce qui est de la course, M. Niang a soutenu l’avoir payée par pitié pour la partie civile. Au sujet du boutiquier qui a déclaré avoir vu A. Ngom assise dans sa chambre, l’accusé répond qu’il l’a confondue avec son ex-épouse, qui était de passage deux heures avant l’arrivée de la dame.

Le représentant du ministère public a noté que la victime est mariée et mère de deux enfants. Malgré sa situation matrimoniale, elle a promptement dénoncé les faits. Outre ces éléments, le parquetier s’est fondé sur des témoignages attestant que la partie civile était sur les lieux jusqu’au petit matin pour requérir 10 ans de réclusion criminelle contre le policier. La défense a plaidé l’acquittement pour défaut de preuve. La décision sera rendue le 12 mai 2026.

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