Après l’annonce, place aux actes. L’État du Sénégal accélère le processus de reprise du contrôle des Industries chimiques du Sénégal (ICS) comme annoncé par le Premier ministre Ousmane Sonko, le 12 mars dernier, lors de la conférence de presse de restitution des travaux de la Commission nationale de réévaluation et de renégociation des contrats.
« La volonté de l’État est de reprendre l’ensemble des actifs [des ICS], de définir par nous-mêmes ce que nous voulons de nos phosphates et c’est déjà fait », avait déclaré le chef du gouvernement révélant que l’État a été « gravement lésé » dans ce contrat avec un manque à gagner énorme chiffré à « 1 075 milliards de francs CFA » causé par des « exonérations fiscales illégalement alloués ».
Hier mardi 14 avril 2026, le Premier ministre a eu une séance de travail avec les anciens directeurs généraux et les chefs de département des ICS pour mettre à profit leur expérience en vue de la relance prochaine de la société.
« Je pense qu’on a toutes les expertises ici autour de cette table pour pouvoir réfléchir sur l’avenir de ce fleuron et voir dans quelle mesure dégager des perspectives plus heureuses », a souligné Ousmane Sonko, lors de la réunion.
Prenant la parole à la suite du PM, l’ancien député et cadre (à la retraite) aux ICS, Pape Abdou Khadre Mbodj a exprimé sa satisfaction suite à cette décision de l’État de reprendre en main cette entreprise.
Devant le Premier ministre, ces anciens responsables des ICS ont décidé de s’engager bénévolement dans ce processus de nationalisation et de relance des activités des ICS.



