Le Gouvernement du Sénégal a bouclé son opération du 25 septembre. Le pays recherchait 150 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA et les investisseurs lui ont proposé 157,9 milliards. Il a finalement retenu l’intégralité des soumissions.
Les bons points de l’opération
Dans le détail, 16,2 milliards de FCFA ont été retenus sur les Bons assimilables du Trésor (BAT) d’un an, 96,7 milliards de FCFA sur les Obligations assimilables du Trésor (OAT) de 3 ans et le reste, soit 44,8 milliards de FCFA, sur des OAT de 5 ans.
En effet, les investisseurs ont répondu présents et ont proposé plus que le montant demandé. Mieux, ils ont surtout davantage accompagné le Sénégal sur les maturités longues, car le Trésor public a levé 141,6 milliards de FCFA, soit environ 89,7% du montant total, sur les OAT (de 3 ans et de 5 ans).
Les taux, les points faibles de l’opération
Cependant, l’État du Sénégal a obtenu ces ressources à un coût élevé. Une détente des taux était pourtant espérée après l’accord au niveau des services conclu avec le Fonds monétaire international (FMI). Mais, les données des deux adjudications qui ont suivi ledit accord, ne montrent pas, en effet, de baisse générale du coût de financement.
Le rendement moyen pondéré des BAT d’un an passe de 7,87 % le 11 septembre à 7,99 % ce 25 septembre, tandis que celui des OAT de 5 ans grimpe de 7,89 % à 8,26 %. Seules les OAT de 3 ans enregistrent une baisse, leur rendement moyen pondéré passant de 7,75 % à 7,53 %.
Relèvement de la capacité de mobilisation
Comparée à l’opération du 11 septembre, la première réalisée après l’accord du 1er septembre avec le FMI, l’adjudication du 25 septembre montre une hausse de la capacité de mobilisation du pays. Le montant effectivement retenu passe d’environ 101,3 milliards de FCFA le 11 septembre à 157,9 milliards le 25 septembre.
En somme, les investisseurs fournissent davantage de ressources au Sénégal, mais ils ne lui accordent pas encore une baisse uniforme du coût de l’argent. Dans tous les cas, cette nouvelle levée devrait apporter un bol d’air financier aux caisses de l’État.

