Amadou Ba a également vivement réagi à ce qu’il considère comme un changement de posture du président Bassirou Diomaye Faye à l’égard de l’ancien régime de Macky Sall. Pour le député, le rapprochement avec certaines figures de l’ancien pouvoir pose la question de la cohérence avec les engagements de rupture portés au moment de l’accession au pouvoir. « Si Diomaye avait quelque chose sur Sonko, il n’allait pas pactiser avec le diable », a lancé Amadou Ba, faisant ainsi référence à la relation politique entre le chef de l’État et Ousmane Sonko.
Le député s’est ensuite interrogé sur l’arrivée ou le rapprochement de personnalités issues de l’ancien régime avec le nouveau pouvoir. Il a notamment posé la question de savoir si les fonds spéciaux pouvaient servir à accompagner politiquement de nouveaux ralliements. « Il faut que le pays comprenne si cet argent permet aux transhumants de faire de la politique », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que, si ces fonds sont exclusivement destinés à l’action sociale, « l’État a des organes pour ça ».
Pour Amadou Ba, cette situation soulève une question de cohérence politique. Il reproche notamment au pouvoir actuel de tenir aujourd’hui un discours différent de celui porté lorsqu’il était dans l’opposition face à Macky Sall. Le député fait ainsi de la question des fonds spéciaux un sujet qui dépasse leur seule dimension budgétaire. Il l’inscrit dans le débat plus large sur les alliances politiques, les nouveaux ralliements et la promesse de rupture qui avait accompagné l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye.


