L’usage des langues nationales dans les institutions de la République continue de susciter le débat au Sénégal. Ancien ministre de l’Environnement (sous Macky Sall), Abdou Karim Sall affirme avoir constaté avec étonnement que l’Assemblée nationale a publié, sur sa page officielle, deux versions d’un même texte, dont l’une en Wolof, l’une de nos langues nationales.
Le parlementaire de la 15e législature rappelle que l’ article premier de la Constitution dispose notamment que la langue officielle de la République du Sénégal est le français. Les langues nationales sont le diola, le malinké, le pular, le sérère, le soninké, le wolof et toute autre langue nationale qui sera codifiée.
Pour le député, la promotion des langues nationales est une nécessité et doit être encouragée. Toutefois il estime qu’aucune d’entre elles ne saurait être privilégiée au détriment des autres.
M. Sall déclare qu’une institution de la République se doit de respecter la diversité linguistique de notre pays et de préserver l’égalité entre tous les citoyens. »La promotion de nos langues nationales doit s’inscrire dans une démarche inclusive, cohérente et équitable. À défaut, nous risquons de susciter des frustrations « , a t-il conclu.


