Sonko et les fonds politiques : Lansar Auto, qui revendique la propriété des voitures achetées par la Primature, réagit
L’affaire des véhicules achetés avec les fonds politiques à la Primature, sous Ousmane Sonko, continue de faire parler. Ce mercredi, le conseiller juridique, fiscal et financier de Lansar Auto est monté au créneau. Selon lui, tout porte à croire que les véhicules en question appartiendraient à leur entreprise.
Sur les ondes de la RFM, Gorgui Dia a déclaré que, lorsque Ousmane Sonko était Premier ministre, Lansar Automobile avait reçu une information selon laquelle des véhicules appartenant à la société auraient été vendus à la Primature par l’ONRAC.
Mais, explique-t-il, les responsables de l’entreprise avaient d’abord accueilli cette information avec scepticisme. « Nous n’y croyions pas trop, puisque le Premier ministre d’alors avait dit qu’il n’achèterait pas de véhicules et qu’il avait opté pour la réfection de ceux qui étaient déjà acquis par l’administration », rapporte-t-il.
Cependant, lorsque Ousmane Sonko a ensuite déclaré avoir acheté des véhicules, le doute s’est installé : « Lorsqu’il fait une autre sortie pour dire qu’il a acheté des voitures, on s’est dit que peut-être c’est une vente qu’ils ont essayé de cacher. Donc, lorsqu’il dit que ce sont 27 véhicules et qu’au niveau de notre parc il manque 30 véhicules, si on fait le recoupement de ces informations, on peut en déduire que ces véhicules-là appartiennent à Lansar Automobile », indique M. Dia.
Des véhicules dont les prix varient entre 80 et 125 millions de FCFA
Aujourd’hui, la question que pose le conseiller juridique de Lansar Auto est de savoir pourquoi ces véhicules auraient été vendus sans passer par une vente aux enchères. « C’est ça qui nous inquiète. Qu’est-ce qu’ils cachent derrière, en fait ? Qu’est-ce qui se passe réellement ? C’est cette question-là que nous avons soulevée », ajoute-t-il.
Selon Gorgui Dia, il s’agit de véhicules « de type 4×4, des V8, dont le prix initial varie entre 80 et 125 millions de francs CFA ». À ses yeux, ces véhicules « ne peuvent pas être vendus à des prix de 34 millions. Ça ne doit pas se faire ».
Le conseiller juridique explique qu’au départ, Lansar Auto avait acquis 117 véhicules neufs après avoir contracté un prêt de 6,9 milliards de francs CFA. « Ces véhicules sont saisis actuellement. La banque met en demeure pour les payer. [L’entreprise] est dans l’impossibilité de payer. Donc, ce sont ces véhicules-là qui ont été vendus à la Primature », affirme M. Dia.



