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Perte automatique du siège en cas de transhumance : L’Apr aussi réclame la réforme

L’Alliance pour la République (Apr) semble émettre sur la même fréquence que le député Amadou Ba de Pastef. Dans un communiqué partagé ce jeudi, elle dénonce ce qu’elle qualifie de «débauchage des élus locaux (maires, conseillers municipaux, conseillers départementaux et Présidents de Conseil départemental) orchestré à travers la mise en place du parti présidentiel».

Pour elle, cette opération, qui est présentée comme un simple réalignement politique, est une profonde altération de la volonté populaire exprimée par les urnes.

«Les citoyens n’élisent pas seulement des femmes et des hommes. Ils accordent leur confiance à un projet politique, à une vision, à des engagements et à un contrat moral passé avec une formation politique. Lorsque l’élu local abandonne, en cours de mandat, cette appartenance, sans remettre celui – ci en jeu devant les électeurs, il détourne, manifestement le sens du suffrage universel», assènent les camarades de Macky Sall.

L’ex-parti au pouvoir considère que cette forme de transhumance politique constitue une rupture du pacte démocratique qui vide le vote de sa substance, dénature la représentation nationale et locale, et transforme le mandat électif en un patrimoine individuel librement négociable au gré des intérêts du moment.

«Plus grave encore, lorsqu’elle est organisée par le pouvoir en place, qui la dénonçait vigoureusement hier, la transhumance devient un instrument de fabrication artificielle de majorités politiques. Elle ne valide pas l’adhésion populaire, mais renforce la capacité de l’État à attirer, séduire ou récupérer des élus au moyen des leviers du pouvoir», regrette l’Apr.

Ainsi, la formation politique estime qu’un élu local qui choisit librement de quitter le parti sous les couleurs duquel il a été élu doit, par respect pour ses électeurs, remettre immédiatement son mandat à leur appréciation. Car, pour elle, la liberté de conscience de l’élu ne saurait prévaloir sur le droit du citoyen et au respect de son vote.

L’Apr appelle donc à l’ouverture d’une réforme profonde du statut des élus. «Tout changement volontaire d’appartenance politique intervenant en cours de mandat, devrait entraîner, entre autres mécanismes et sauf pour les élus indépendants, la vacance automatique du siège et l’organisation d’un nouveau scrutin permettant au peuple souverain de confirmer ou non son choix», dit-elle.

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