ME DJIBRIL WAR: «Le jour où Moustapha Diakhaté pleurnichait et se prosternait devant..." –

ME DJIBRIL WAR: «Le jour où Moustapha Diakhaté pleurnichait et se prosternait devant… »

Le directeur de l’Ecole de l’Apr, Me Djibril War, s’est exprimé, suite à l’exclusion de Moustapha Diakhaté du parti présidentiel. Dans cet entretien avec Seneweb, le député et président de la Commission des lois, des règlements, des privilèges et de la discipine au parlement Pan-africain à Johannesburg (55 Etats , 275 députés) a pointé un doigt accusateur sur certains analystes politiques qui, selon lui, s’échinent à fabriquer un «autre Moustapha», un «héros».
War a craché du feu sur ce dernier qui, d’après lui, n’est pas membre fondateur du parti. Aussi, est-il revenu sur les circonstances dans lesquelles Diakhaté, qu’il considère comme un «usurpateur» a rejoint l’Apr, après avoir flirté «discrètement» avec le Pds, suite à sa « prétendue démission », accuse-t-il.
Quels commentaires faites-vous de l’exclusion de Moustapha Diakhaté de l’Apr ?
D’abord, je tenais à faire une précision : Ce n’est pas une exclusion, mais une auto-exclusion, au regard des dispositions pertinentes, nettes et claires des Statuts de l’Apr à savoir les articles, 4 -qui interdit l’adhésion formelle ou de fait à toute autre formation politique, concurrente, nationale ou étrangère qui entraîne la perte de la qualité de membre-, de l’article 20 relatif à la discipline imposée à tous les militants, les initiatives et actes de nature à entacher l’image du parti qui sont formellement proscrits. L’article 21 prévoit des sanctions disciplinaires qui peuvent être appliquées par le président du parti en cas d’urgence, sous reserve d’en informer le conseil national à savoir l’avertissement, le blâme, la suspension, l’exclusion temporaire ou définitive. Ces mesures sont renforcées par le règlement intérieur du parti dans ses articles 25 et 26 en cas d’adhésion formelle ou de fait à des associations, mouvements politiques adverses ou concurrents, sans qu’il ne soit besoin de requérir l’avis de la direction exécutive  nationale. J’invite  par conséquent les politologues, qui s’échinent à fabriquer un autre Moustapha, un héros du jour, à éviter des lectures diagonales des dispositions qui régissent notre parti et essayer d’aller au fond des choses. Contrairement à ce qui est dit, Moustapha Diakhaté n’est pas membre fondateur de l’Apr.
Ah bon ? 
Oui. Parce que pendant les périodes les plus difficiles, il était aux côtés du Président Abdoulaye Wade. C’est nous et d’autres personnes qui étions avec le Président Macky Sall. On a créé l’Apr, le 1er décembre 2008, mais de 2007 à 2008, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. On comptait du doigt les hommes et les femmes fidèles qui osaient être à côté du Président Macky Sall.
En ce moment-là, Moustapha Diakhaté, on lui promettait le poste d’administrateur effectif avec des pouvoirs au Pds. Il avait même fait ce qu’il est en train de faire, aujourd’hui, en créant ‘’Wathiok Alternance’’ avec ses compagnons qu’il trahit après être promu.
S’il y a quelqu’un qui n’a pas de dignité et de courage, c’est bien Moustapha Diakhaté. Lorsque l’on a créé l’Apr, on est allé aux élections locales trois (3) mois après sous la bannière de ‘’Dékal Ngor’’.
Mais Moustapha Diakhaté s’était allié avec Lamine Ba, ministre et ancien maire, sous la bannière d’une coalition fantoche créée par les ibéraux pour diminuer la force de frappe de ‘’Dékal Ngor’’ et de ‘’Benno Siggil Sénégal’’. Mais, à l’issue du vote, ils se sont retrouvés avec quelques conseillers.
C’est quand tous ses espoirs qu’on lui avait fait miroiter se sont fondus, qu’en désespoir qu’il est venu vers l’Apr avec son poste de conseiller à la ville de Dakar.
Mais il n’est pas membre fondateur de l’Apr. Il faut que cela soit clair. Quand il est venu, il continuait à négocier silencieusement avec le parti au pouvoir, le Pds.
On ne l’a plus revu que jusque après les  élections présidentielles ( de mars 2012, ndlr). C’est après notre victoire qu’il est venu se prosterner et pleurnicher aux côtés du Président Macky Sall. Et c’est le journaliste Ndiogou Wack Seck qui l’avait amené poings et pieds liés. Depuis Ndiogou n’eut plus de nouvelles de lui. C’est le même sort qu’il réserva à ses voisins de Reubeuss et ses amis syndicalistes qui lui assuraient sa pitance au restaurant de la Sénelec. C’est comme ça qu’il est revenu toute honte bue dans les prairies marron-beige.
Pourtant, malgré tout il est devenu président du groupe parlementaire de Bby ?
C’est vrai. On a fait de lui président de groupe parlementaire. Le poste était d’ailleurs trop grand pour lui, parce qu’il n’avait ni le charisme, ni l’intellect, ni de base politique au Plateau, à part sa petite chambre qu’il avait là-bas.
Mais après, il avait déménagé pour aller dans les quartiers résidentiels de Dakar. A part le baccalauréat qu’il a, il ne présenter un autre diplôme. S’il avait au moins un peu de culture, on pourrait comprendre, Maintenant pour se venger, parce qu’il était complexé de ne pas être membre fondateur de l’Apr, il m’empêchait, moi et d’autres en tant que président de la commission des lois, de prendre la parole à l’Assemblée nationale jusqu’à ce que je lui ai fait des menaces publiques de le corriger publiquement. Il avait d’ailleurs fait partir beaucoup de députés tels que Cathy Cissé Wone, Samba Koita, Cheikh Dione, entre autres par des délations, intrigues, mensonges et complots. Aujourd’hui, le Président Macky connaît bien qui est Moustapha Diakhaté.
Moi, je réclamais son exclusion depuis fort longtemps. Lui qui joue aujourd’hui au courageux, est à l’origine de toutes les décisions les plus décriées, comme la modification du règlement intérieur de l’Assemblée en augmentant le nombre des députés pour constituer un groupe parlementaire pour exclure le député Aïda Mbodj et le faire remplacer par Modou Diagne Fada. Rappelons-nous aussi la radiation d’Ousmane Sonko, la levée des immunités parlementaires et tant d’autres mesures dont il fut l’artisan.
Je ne me consolerai jamais de ce choix fait sur Moustapha Diakhaté comme notre président de Groupe. Du genre de Moustapha Diakhate, il y en a beaucoup hélas dans le parti. Le Président Macky n’a encore rien vu.
 
Récemment, vous l’aviez accusé de détournement à l’Assemblée nationale. Qu’en est-il ? 
Vous savez, il s’est enrichi avec l’argent de l’Assemblée nationale. Les fonds de groupe, ce ne sont pas des fonds politiques. Ça sert à appuyer le fonctionnement du groupe, mais aussi à aider des députés et apuyer leurs activités. Il a dit que l’article 17 du Règlement intérieur ne fait pas obligation de justifier les dépenses  effectuées sur ces fonds. Quelle honte pour celui qui lui dit qui veut se donner  comme un homme de modèle.
Comme réponse, il a parlé de mon cas en tant que président de Commission. Qu’il demande à mes collègues députés membres de mes commissions. J’ai toujours appuyé les membres de mon groupe. Mais, quand Moustapha Diakhaté dit qu’il utilisait l’argent de l’Assemblée nationale pour payer le local de l’Apr et le personnel, c’est très grave. C’est l’Assemblée nationale qui est interpellée.
J’ai également écrit au parti pour lui faire part de ces propos. C’est le bureau de l’Assemblée et les instances du arti APR qui devront confirmer ou démentir ces affirmations de Moustapha Diakhaté.
C’est cet énergumène à la rancune tenace qui prend une douche pour se faire une nouvelle virginité d’ange, de  preux chevalier, serviteur du peuple après s’être repu de 5 millions mensuels pendant 5 ans, encore que les présidentsde groupe ont un traitement mensuel de deux millions, 2 véhicules, l’appui du groupe parlementaire de 5 millions pendant 5 ans, l’appui du Président Macky, les fonds d’appui des ministères, les raquettes aux ministres, pour l’organisation des séminaires, ateliers à l’intention des députés, la générosité de la Première Dame.
Ceux qui disent que le protecteur des pauvres sénégalais dont il se proclame, qui avait juste une chambre chez la maison de Serigne Touba jusqu’en mars 2012 dispose aujourd’hui, grâce à la générosité du Président Macky Sall et la première dame, un immense patrimoine immobilier ont-ils tort d’inviter l’Ofnac et la Crei de regarder du coté de ce funeste personnage ?
Mais en annonçant ‘’Mankoo taxawu sunu Apr’’, est-ce qu’il ne défend pas aussi un courant de pensée au sein du parti?
Mais de quelle Apr parle-t-il ? Peut-être que c’est un courant de 2 volts (rires). Demandez lui de vous montrer son carnet de comité pour être coordonateur. Comme nous sommes à l’heure du virtuel, il va se faire une base cerainement sur les réseaux sociaux.
L’Apr est un parti qui est régi par des textes. La devise de l’Apr, c’est : ‘’travail, solidarité et dignité’’. Moustapha Diakhaté n’incarne aucune de ces qualités et vertus. Il devait être exclu depuis longtemps de l’Apr. La discipline dans le parti est une exigence envers tous les militants. Mais, quand on voit Moustapha Diakhaté en train de défendre l’activiste Guy Marius Sagna, condamner les décisions des ministères sur les permis, l’électricité rien que par rapport à ça, il méritait d’être mis dehors parce qu’il ne sait même pas ce qu’est la solidarité gouvernementale.
Donc, vous le soupçonnez de flirter avec l’opposition ?
Ne soyez pas surpris si vous le voyez demain avec Ousmane Sonko ou avec un autre. Il est en train de se positionner. Comme un oiseau picoreur, il s’envole au gré des saisons politiques. C’est le jeu qu’il a joué avec Abdoulaye Wade. Comment peut-on être du côté des activistes et s’attaquer au parti. Ce n’est pas ça le courage.
Mais il a dénoncé l’illégalité de la décision de la commission de discipline ?
La discipline dans le parti, c’est l’article 20. Et l’article 21 énumère les types de sanctions qui sont le l’avertissement, le blâme, la suspension et l’exclusion définitive. Ces sanctions sont prononcées par le Président, sur proposition du secrétariat exécutif national, avec possibilité de recours auprès du conseil national dont la décision en l’espèce est sans appel. Le Président peut être saisi d’office par les délégations départementales, les délégations extérieures, les organismes Internes et organismes affiliés et, de manière indirecte, à travers le Secrétariat exécutif national. En cas d’urgence, et sous réserve d’en informer le conseil national, le Président peut prononcer à l’encontre d’un militant toute mesure relevant de la grille des sanctions ci-dessus énumérées. Toutes les fois qu’un militant frappé d’une sanction s’amende, sa sanction peut être annulée ou atténuée par l’instance qui l’a prononcée. Donc, c’est en toute légalité qu’on l’a fait partir. Libre à certains de lui tailler les habits de révolutionnaire et de justicier.
Il est bien au contraire le « Khalife général Koulou fidrine opportuniste et situationniste»
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