Les fumées qui s’échappent régulièrement de la décharge de Mbeubeuss continuent d’inquiéter les défenseurs de l’environnement et des droits humains. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, le secrétaire exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences sanitaires de cette situation pour les habitants des départements de Keur Massar et de Rufisque. Selon lui, les fumées toxiques provenant de cette décharge à ciel ouvert représentent aujourd’hui « le plus grand risque sanitaire » pour les populations riveraines, avec une vulnérabilité particulière des enfants exposés quotidiennement à la pollution atmosphérique générée par les incendies et la combustion des déchets.
Face à cette menace, Seydi Gassama interpelle directement les autorités sénégalaises, notamment le président de la République, les services du ministère de la Santé et ceux en charge de l’Environnement. Il estime que la fermeture définitive de la décharge devrait être érigée en priorité nationale au regard des enjeux de santé publique. « La fermeture de cette décharge, qui ne devrait plus être là depuis longtemps, doit être considérée comme une urgence sanitaire par l’État du Sénégal », a-t-il déclaré.
Située à la périphérie de Dakar, Mbeubeuss reçoit depuis plusieurs décennies une grande partie des déchets produits dans la capitale et sa banlieue. Malgré plusieurs projets de réhabilitation et de modernisation du système de gestion des déchets, le site demeure une source récurrente de pollution, alimentant les inquiétudes des populations vivant à proximité. Cette nouvelle alerte relance le débat sur l’avenir de Mbeubeuss et sur la nécessité d’accélérer les solutions durables de traitement des déchets afin de protéger la santé des citoyens et l’environnement.




