Le dernier classement établi par le magazine Jeune Afrique sur les 20 pays africains les plus performants suscite de nombreuses réactions. À la différence des éditions précédentes, cette nouvelle évaluation ne repose plus uniquement sur des critères économiques ou de développement humain. Elle s’articule désormais autour de trois dimensions : la gouvernance, l’innovation et l’influence. Une approche originale qui redistribue les cartes… au détriment du Sénégal.
Dans ce palmarès actualisé, le Sénégal, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, se retrouve à la 13e position. Il est devancé par des pays comme le Botswana, le Kenya, l’Île Maurice, la Tanzanie ou encore le Rwanda. Un classement jugé en demi-teinte pour un pays souvent cité comme une référence démocratique en Afrique de l’Ouest. Parmi les nations francophones de cette région, seules la Côte d’Ivoire (10e), le Sénégal (13e) et le Bénin (18e) figurent dans le top 20, illustrant les difficultés de cette zone à pleinement s’inscrire dans les nouvelles dynamiques d’innovation et d’influence sur le continent.
Malgré tout, le Sénégal affiche un bon résultat en matière de gouvernance, avec un score de 30,83 sur 50. Ce chiffre reflète une relative stabilité institutionnelle et les progrès démocratiques salués lors de la récente élection présidentielle. Toutefois, ces avancées ne suffisent pas à compenser les faiblesses notées dans les domaines de l’influence (4,90 sur 25) et de l’innovation (5,65 sur 25). Au final, le pays obtient un score global de 41,39 sur 100, inférieur à la moyenne.
Ce classement met en lumière les défis majeurs auxquels les nouvelles autorités sénégalaises devront faire face. Si la gouvernance constitue un socle encourageant, des efforts importants sont encore nécessaires pour renforcer les capacités d’innovation du pays, améliorer sa visibilité à l’échelle internationale et asseoir durablement son rôle dans la dynamique régionale et continentale.




