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Finances publiques : les recettes du budget général ont atteint 4 477,1 milliards de FCfa, selon Cheikh Diba

Clôturant, vendredi 15 mai, la série d’auditions des ministres devant les députés, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a dressé le bilan économique de l’année écoulée.

« L’exercice budgétaire s’est déroulé dans un environnement économique globalement favorable, avec une croissance nationale de 6,7 % portée par l’exploitation des hydrocarbures et la vigueur de l’agriculture ». D’entrée de jeu, Cheikh Diba a planté le décor d’une année 2025 flatteuse pour les finances publiques sénégalaises.

Face aux députés, vendredi 15 mai, le ministre des Finances et du Budget a livré les chiffres-clés. Les recettes du budget général ont atteint 4.477,1 milliards de FCfa, soit 98,8 % de la cible révisée en loi de finances rectificative. Mieux, elles ont progressé de 11,8 % par rapport à 2024.

« Les recettes ont été tirées par la montée en puissance de l’impôt sur les sociétés des entreprises pétrolières, la bonne performance de l’impôt sur les sociétés et le dynamisme de l’Irvm-Ircm », a détaillé Cheikh Diba. Les recettes non fiscales ont, elles aussi, largement dépassé les attentes, atteignant 111,1 % des prévisions, portées par les dividendes et les revenus du domaine. Seule ombre persistante au tableau : les dons qui plafonnent à 60,2 % de réalisation, pénalisés par des « décaissements tardifs ».

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Côté dépenses, la rigueur a été de mise. Exécutées à hauteur de 5.864,6 milliards de FCfa, elles sont restées sous la barre des 93,9 % des prévisions. Cela a causé un déficit budgétaire ramené à 1.387,5 milliards de FCfa, soit 6,44 % du PIB (produit intérieur brut), en nette amélioration par rapport à une cible initiale de 7,82 %.

« Ce résultat traduit la combinaison d’une mobilisation satisfaisante des prévisions de recettes et d’une exécution maîtrisée des dépenses », s’est félicité le ministre qui a même mis en avant un excédent de trésorerie de 4,5 milliards de FCfa, « signe d’une gestion de trésorerie maîtrisée en 2025 ».

Il a également mis l’accent sur l’apurement des arriérés de paiement, pour un montant global réglé de 474 milliards de FCfa, soit un taux de réalisation de 94,6 %. Les efforts ont été particulièrement sensibles dans le secteur de l’énergie où 145,6 milliards ont été payés avec un taux d’exécution de 99,7 %.

Le spectre d’Ormuz

Selon le Cheikh Diba, l’exécution budgétaire du premier trimestre 2026 est marquée par le « choc énergétique systémique » provoqué par les événements au Moyen-Orient.

Fin mars, a renseigné le ministre des Finances et du Budget, les recettes du budget général se sont établies à 1.139,5 milliards de FCfa, soit un taux d’exécution de 19,2 % seulement de la loi de finances initiale. Dans le même temps, les dépenses ont atteint 1.482,7 milliards, creusant un déficit provisoire de 343,2 milliards.

La structure des dépenses révèle l’urgence du moment. Les transferts courants ont explosé, portés par un décaissement anticipé de 165,5 milliards de FCfa au profit du Fonds de soutien au secteur de l’énergie (Fse). Une injection massive destinée à « la sécurisation de l’approvisionnement en combustible de la Senelec », dans un contexte de flambée des prix. À l’opposé, les investissements sur ressources internes ont été réduits à la portion congrue, plafonnant à 11,1 % de la cible annuelle.

« Cette situation de niveau d’ordonnancement des dépenses sensiblement inférieure aux recettes mobilisées reflète une gestion délibérément prudente et rigoureuse », a-t-il déclaré, évoquant « l’incertitude élevée sur l’évolution des prix des hydrocarbures et, par ricochet, sur les trajectoires des recettes pétrolières et des charges de subventions au secteur de l’énergie ».

Une posture qui commence à porter ses fruits. « Vers la fin du mois d’avril, les recettes cumulées (1.558 milliards de FCfa) sont repassées au-dessus des dépenses ordonnancées sur ressources internes (1.103,2 milliards), offrant une respiration à la trésorerie de l’État.

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