Lors d’une cérémonie officielle, dimanche à Koumpentoum, deux députés de PASTEF ont marqué les esprits en refusant de se lever à l’arrivée du préfet. Un geste qui a immédiatement suscité l’ire de l’autorité administrative, mais que le député Guy Marius Sagna analyse comme un acte de résistance.
Pour Guy Marius Sagna, ce refus de se lever n’est pas un simple manque de courtoisie, mais un acte politique profond. Il n’hésite pas à dresser un parallèle historique audacieux : « En refusant de se lever, mes deux collègues députés ont fait comme Rosa Parks qui a refusé de se lever le 1er décembre 1955 : un acte de résistance, voire de désobéissance. »
Selon le parlementaire, impossible de juger cet acte sans comprendre les tensions accumulées les semaines précédentes entre les élus et l’autorité locale.
Derrière cet incident se cache, selon le leader de Pastef, une critique systémique des administrateurs civils (préfets et sous-préfets). Sagna dénonce une posture de « commandement » héritée de l’époque coloniale, où les représentants de l’État se croiraient en « territoire conquis ».
« Ils se croient tout permis, oubliant qu’il leur est demandé — comme aux députés — d’être des serviteurs des populations », martèle-t-il. Il pointe également du doigt la Constitution sénégalaise qui confère au Président de la République des « pouvoirs exorbitants », créant ainsi des administrateurs à l’image d’un pouvoir central qu’il juge « néocolonial ».



