Accueil Politique Fonds politiques : Mimi Touré accuse Sonko et réclame des explications

Fonds politiques : Mimi Touré accuse Sonko et réclame des explications

Aminata Touré a répondu aux critiques d’Ousmane Sonko sur les fonds spéciaux, en affirmant que l’ancien Premier ministre avait lui-même accès à des ressources non justifiables.

La réponse de Mimi Touré sur les fonds politiques intervient après les prises de position d’Ousmane Sonko en faveur d’un encadrement strict de ces ressources. Celui-ci a précisé que sa critique portait sur l’absence totale de contrôle, tout en reconnaissant que le renseignement et l’espionnage peuvent nécessiter des dépenses rapides et confidentielles.

Selon la responsable politique, Ousmane Sonko détenait des fonds secrets en tant que Premier ministre. Elle s’est référée à un décret de 2004 relatif aux fonds destinés à la Casamance, appelé « Fonds Jamm », dont la gestion relève du Premier ministre. Elle a indiqué que cette enveloppe avait atteint 2 milliards de francs CFA l’année dernière, contre 1,7 milliard selon les propos qu’il aurait lui-même tenus, alors qu’il demandait une rallonge.

Aminata Touré s’appuie sur l’article 4 de ce décret, qui prévoit, selon elle, que ces fonds ne font pas l’objet de justification. Elle en déduit qu’il s’agit de fonds secrets ou politiques et reproche à Ousmane Sonko d’avoir dénoncé leur absence de vérification tout en ayant bénéficié de ce dispositif.

L’ancienne Première ministre conteste également le lien entre les dépenses évoquées par le président de Pastef, notamment l’achat de véhicules et la réfection du building administratif, et la question de la paix en Casamance.

« Ousmane Sonko a aussi oublié de dire qu’il bénéficiait des fonds spéciaux du président de la République », a-t-elle déclaré dans des propos rapportés par LII Quotidien. Elle affirme que ces versements ont eu lieu à plusieurs reprises et demande à l’ancien Premier ministre de s’expliquer sur leur utilisation au cours des deux dernières années.

Ousmane Sonko avait auparavant soutenu que certains usages confidentiels devaient être préservés, mais que les fonds concernés devaient rester soumis à un contrôle rigoureux. Il avait rappelé que le PASTEF défendait déjà cet encadrement dans ses programmes de 2019 et de 2024.

Aminata Touré estime par ailleurs qu’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô est fondé à saisir le Conseil constitutionnel au sujet du contrôle des fonds de l’exécutif. Elle soutient que ce contrôle intervient dans le cadre du cycle budgétaire, après la programmation et l’exécution des dépenses, et que l’Assemblée nationale doit attendre la loi de règlement de l’année suivante pour demander des comptes.

La superviseure nationale de Kiiraay accuse enfin certains discours de relever de la désinformation et de viser la déstabilisation du président Bassirou Diomaye Faye. Dans des propos rapportés par État. Elle, elle a annoncé que la majorité répondrait désormais de manière « systématique » sur les plans politique et juridique.

Aminata Touré a déclaré que cette riposte viserait à défendre l’honneur des responsables publics et à protéger l’opinion contre les tentatives d’intoxication.

senego

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