Accueil Societé Fonds Jam : Ousmane Goudiaby accuse Sonko de détournement d’objectif

Fonds Jam : Ousmane Goudiaby accuse Sonko de détournement d’objectif

En Casamance, la controverse sur les ressources consacrées au processus de paix prend une nouvelle dimension. Ousmane Goudiaby, ancien directeur de cabinet du ministère du Commerce et des PME et responsable de KIIRAAY à Ziguinchor, interpelle directement le Premier ministre Ousmane Sonko.

La controverse porte sur le Fonds Jam pour la Casamance, présenté comme un instrument lié à l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Ousmane Goudiaby demande à savoir quelle utilisation a été faite de ces ressources, qu’il estime destinées à accompagner le processus de paix dans la région.

Selon lui, des fonds prévus pour la Casamance auraient servi à d’autres dépenses, notamment la réfection du Building administratif et l’acquisition de véhicules. Il qualifie cette utilisation de « détournement d’objectif » et soutient que ces choix budgétaires se seraient faits au détriment des besoins de la région.

« Ousmane, qu’en est-il du Fonds Jam logé à la Primature et pour le compte de l’ANRAC ? », demande-t-il au chef du gouvernement. Ces propos ont été rapportés par exclusif. Il affirme également que les règles de gestion budgétaire s’opposent à de telles pratiques. La déclaration ne produit toutefois aucun document budgétaire ou administratif permettant d’établir la matérialité de l’accusation.

Cette critique est opposée par Ousmane Goudiaby au « Plan Diomaye pour la Casamance », auquel il rattache une exigence de soutien au processus de paix et au développement régional. Il demande aussi à Ousmane Sonko de présenter les réalisations menées en faveur de la Casamance lorsqu’il était maire de Ziguinchor puis depuis son arrivée à la Primature.

Dans sa déclaration, Ousmane Goudiaby évoque notamment le retour des personnes déplacées, leur réinstallation ainsi que la construction d’écoles, de postes de santé, de forages et de pistes de production comme des besoins liés à la paix en Casamance.

Il compare enfin la situation de la région à celle de Thiès sous Idrissa Seck et de Fatick sous Macky Sall, estimant que ces territoires avaient bénéficié d’évolutions visibles lorsque leurs ressortissants dirigeaient le gouvernement.

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