Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) hausse le ton contre la prolifération des établissements d’enseignement supérieur clandestins. À la date du 1ᵉʳ octobre 2026, le Directeur général de l’Enseignement supérieur, Pr Mamadou Sidibé, a dressé la « Liste noire n°1 » recensant les structures privées ne disposant pas de la reconnaissance officielle des autorités académiques.
Cette cartographie de l’irrégularité touche 32 établissements ou antennes régionales proposant des cycles de Licence et Master. L’Institut Supérieur d’Entrepreneurship et de Gestion (ISEG) figure au premier rang de ces entités non reconnues, avec la quasi-totalité de ses implantations territoriales signalées. Sont notamment épinglées les antennes de l’ISEG situées à Ziguinchor, Thiès, Tambacounda, Sédhiou, Saint-Louis, Rufisque, Podor, Pikine, Mbour, Mbacké, Louga, Kolda, Keur Massar, Kédougou, Kaolack, Kaffrine, Guédiawaye, Fatick, Diourbel, Bambilor, Parcelles Assainies, Mboro, Joal, Tivaouane et Ourossogui. À cette liste s’ajoutent d’autres instituts comme Sup-Management Intelligentsia (SMI) et Ziguinchor Institut Polytechnique (ZIP) à Ziguinchor, l’École Supérieure d’Administration et de Gestion (ESAG) à Saint-Louis, l’Institut de Management d’Afrique Subsaharienne (IMAS) à Pikine, l’École Supérieure de Logistique et des Transports (ESLOT) ainsi que l’Institut Privé Africain des Métiers du Pétrole (IPAMEP) à Dakar, et l’Institut Moderne (IM) à Mbour.
Le segment du Doctorat enregistre également des structures hors-la-loi. Le ministère signale l’irrégularité des diplômes de troisième cycle délivrés par le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) basé à Ouakam, ainsi que le Centre Africain d’Intelligence Stratégique (CIS-PAIX UPEACE) situé au centre-ville de Dakar.





