Poursuivis pour viol collectif sur une personne vulnérable, pédophilie et détournement de mineure, P. Guèye (33 ans) et C. Mbow (41 ans), deux demi-frères, ont été acquittés au bénéfice du doute par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel, après trois ans de détention provisoire, rapporte L’Observateur.
L’affaire remonte à 2023, rappelle la même source, après la plainte du frère d’A. Niang, une mineure de 15 ans présentée comme souffrant d’une déficience mentale. La victime accusait ses deux voisins de l’avoir attirée chez eux et « conduite dans leur chambre » pour l’agresser sexuellement. Elle avait livré aux enquêteurs une description détaillée des lieux, « jusqu’au matelas posé à même le sol sur lequel elle affirme avoir été abusée », tandis qu’un certificat médical faisait état de « déchirures hyménales anciennes ». Les accusés ont, pour leur part, toujours catégoriquement nié les faits.
Mais lors de l’audience, avance le journal, l’état de santé de la victime s’était fortement dégradé. « N’étant plus que l’ombre d’elle-même », son témoignage est devenu très confus. Souffrant de troubles de la mémoire, elle s’est contredite à plusieurs reprises, ne sachant plus si « les faits se sont déroulés le matin, le soir ou la nuit », et affirmant « tantôt avoir lavé elle-même son pagne [ensanglanté et tacheté d’un liquide blanchâtre], tantôt que c’est la grand-mère des accusés qui s’en est chargée ».
Estimant que ces contradictions ne permettaient pas d’établir la culpabilité des prévenus « sans le moindre doute », la Chambre criminelle a prononcé leur acquittement, conclut le quotidien du Groupe futurs médias.




