Le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a annoncé, ce mercredi, une baisse notable des plafonds de dépenses de l’État pour l’année 2027, lors du séminaire de partage de la lettre circulaire portant préparation du projet de loi de finances 2027, organisé par la Direction générale du Budget (DGB). S’exprimant au nom du ministre Cheikh Diba, il a indiqué que le contexte international, marqué notamment par le conflit au Moyen-Orient, a entraîné d’importantes incertitudes économiques et géopolitiques, se traduisant par une résurgence des anticipations inflationnistes et un durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale.
Il a précisé que l’économie sénégalaise, à l’instar de celle du reste du monde, s’expose à des risques susceptibles d’affecter la stabilité et la soutenabilité des finances publiques, citant notamment le ralentissement de la croissance et des investissements étrangers, la pression sur la dette publique, les crises alimentaire et énergétique, ainsi que la hausse du coût de la vie. À cela s’ajoutent, selon lui, les tensions sécuritaires internationales et sous-régionales, les effets du changement climatique sur les secteurs productifs et les infrastructures, la baisse des financements extérieurs, ainsi que les difficultés liées à la mobilisation optimale des recettes intérieures. C’est dans ce contexte contraint que les plafonds de dépenses du Tableau des opérations financières de l’État (TOFE) ont été revus à la baisse pour près de 288 milliards de francs CFA par rapport à la loi de finances initiale 2026, une contrainte majeure ayant pesé sur la détermination des enveloppes indicatives pour 2027. Le déficit budgétaire est quant à lui projeté à 4,9 % pour l’année 2027.
Le directeur de cabinet a reconnu que plusieurs dépenses jugées prioritaires et sensibles, constituant des engagements de l’État, n’ont pu être prises en charge dans ce cadrage, mais pourraient être intégrées lors des arbitrages budgétaires à venir ou d’une éventuelle révision à la hausse. Face à cette contrainte, le gouvernement entend privilégier une allocation plus stratégique des crédits et une meilleure sélection des leviers d’action, plutôt qu’une augmentation hypothétique des dépenses déjà difficiles à financer, conformément aux orientations du président de la République visant à articuler relance économique et assainissement des finances publiques.





