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De gros changements à la Primature, les dessous de la réunion décisive d’Al Aminou Lo

À la Primature, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a lancé une nouvelle méthode de travail visant à renforcer la cohésion et la responsabilité parmi les directeurs et responsables des services. Cette initiative marque un tournant vers une gouvernance participative, essentielle pour l’efficacité de l’action gouvernementale.

La Primature s’engage dans une phase de recomposition interne marquée par une volonté affirmée de recentrage et de discipline collective. Derrière les murs de la réunion tenue jeudi avec les directeurs et responsables des services, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a posé les jalons d’une nouvelle méthode de travail fondée sur la cohésion, la collégialité et la responsabilité partagée.

D’emblée, le chef du gouvernement a rappelé la fonction structurante de la Primature dans la chaîne de mise en œuvre des orientations présidentielles. Dans un ton direct, il a insisté sur le rôle de coordination qui incombe à son institution : une architecture dont l’efficacité dépend, selon lui, de la solidité de ses maillons internes. « Le Premier ministre conduit et coordonne l’action gouvernementale sur la base des orientations du président de la République. La Primature est un maillon central et, si ce maillon faiblit, la transmission ne se fera pas », a-t-il souligné.

Mais au-delà du rappel institutionnel, la réunion a surtout servi de cadre à une redéfinition implicite des rapports de travail au sein de la Primature. Le Premier ministre a clairement désigné les responsables administratifs présents comme le véritable noyau décisionnel opérationnel. Une manière de signifier que la gouvernance interne ne saurait être verticale et isolée. « Quand on parle de la Primature, ce n’est ni un organigramme ni des bureaux. C’est son personnel de direction que vous êtes. Vous êtes un comité de direction autour de moi », a-t-il insisté.

Cette approche marque une inflexion notable vers un mode de gestion plus participatif, où la concertation devient un passage obligé pour les décisions structurantes. Le chef du gouvernement a ainsi indiqué qu’aucune réforme ou action d’envergure ne serait conduite sans un échange préalable avec les responsables concernés, notamment sur les dossiers dits systémiques.

Dans les coulisses de cette réunion qualifiée de stratégique, l’accent a également été mis sur les valeurs de gouvernance. S’appuyant sur son parcours à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le Premier ministre a rappelé l’importance du professionnalisme, de la solidarité, de l’éthique et de l’esprit d’équipe comme socle de performance administrative.

Pour lui, ces principes ne relèvent pas d’une simple déclaration d’intention, mais constituent des leviers essentiels pour renforcer l’efficacité des structures publiques. Leur application, a-t-il laissé entendre, conditionne directement la capacité de la Primature à jouer pleinement son rôle de coordination de l’action gouvernementale.

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