Le Système des Nations Unies au Sénégal a rendu public, ce mardi à Dakar, son rapport annuel pour l’exercice 2025. Le document met en lumière des avancées significatives en matière de création d’emplois et d’appui aux filières locales, tout en pointant un fort ralentissement du rythme des recrutements au cours des douze derniers mois.
Sur le plan de l’insertion économique, le bilan global affiche un volume important d’opportunités générées. Les initiatives de l’organisation internationale ont permis de créer 37 240 emplois directs et verts, principalement au profit des jeunes, des femmes et des personnes handicapées. Ce résultat dépasse ainsi la cible stratégique de 30 000 emplois initialement fixée pour l’horizon 2028.
Toutefois, les données de l’année 2025 révèlent un net essoufflement de la dynamique. Seuls 2 593 emplois ont été générés au cours de l’exercice, marquant une baisse de 93 % par rapport aux 34 645 postes créés en 2024. Le rapport explique ce repli par des retards dans la mise en œuvre des plateformes multifonctionnelles, des contraintes de trésorerie, ainsi que des aléas climatiques qui ont pesé sur le déroulement des activités.
En matière de développement territorial, 24 chaînes de valeur sur un objectif de 31 ont été renforcées ou développées, soit un taux de réalisation de 77 %. Cet accompagnement a permis aux producteurs d’accéder à des marchés plus rémunérateurs, de réduire les pertes post-récolte, d’augmenter les revenus des ménages et d’améliorer la sécurité alimentaire globale.
En parallèle, 1 180 PME-PMI ont introduit des innovations dans la transformation agroalimentaire sur une cible de 15 380 d’ici 2028, tandis que 106 sociétés coopératives sur 180 sont désormais opérationnelles. Leur essor favorise la mutualisation des ressources et renforce le pouvoir de négociation des producteurs.
Pour l’année 2026, l’ONU entend stimuler la création d’emplois décents et verts en développant des clusters agro-solaires et des plateformes multifonctionnelles. Les interventions prévues viseront également à renforcer l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, tout en améliorant la compétitivité des entreprises grâce au numérique et aux financements verts.




