Le programme de 2.2 milliards de dollars conclu au niveau des services, entre le FMI et le Sénégal, n’est toujours pas encore définitivement validé. Que faut-il pour qu’il franchisse les différentes étapes du circuit de validation et parvienne au Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) ?
Zeine Zeidane, chef du Département Afrique du Fonds, a précisé les conditions qui doivent être réunies. « Pour que le Fonds puisse soumettre le programme à son Conseil d’administration, il faut obtenir des assurances de financement concernant le traitement de la dette de la part des créanciers officiels », a indiqué, jeudi, le successeur de Selassie.
Zeidane précise qu’il s’agit uniquement d’assurances de financement et non d’accords de traitement de la dette conclus avec les créanciers. « Lorsque les membres du comité officiel des créanciers, dans le cadre commun du G20, se réuniront et déclareront qu’ils approuvent la proposition présentée par le Sénégal, nous considérerons cela comme une assurance de financement. Cela nous permettra alors de soumettre le programme au Conseil d’administration et de le faire approuver », indique-t-il.
Si cette étape est franchie, la suite du processus de traitement de la dette consistera à engager des négociations individuelles avec chaque créancier. Le chef du Département Afrique du FMI souligne toutefois que « la bonne nouvelle, c’est qu’en plus du cadre de traitement de la dette élaboré dans le cadre de la GSDR, il existe également des modèles de mémorandums d’accord avec les pays du G20 ».
Il estime ainsi qu’un important travail a déjà été accompli dans le cadre de la GSDR et qu’il pourrait contribuer à accélérer le processus. En effet, la Table ronde mondiale sur la dette souveraine (GSDR) est une plateforme internationale co-présidée par le FMI, la Banque mondiale et la présidence du G20, qui réunit les pays débiteurs, les créanciers bilatéraux, traditionnels et émergents, ainsi que les créanciers privés, afin de faciliter et d’accélérer les processus de traitement de la dette souveraine.
« Je pense que le Sénégal souhaite utiliser ces outils et tirer parti de ce travail déjà réalisé afin de parvenir rapidement à un règlement du traitement de sa dette », indique M. Zeidane.
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