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TikTokeuses sous enquête : Rox et d’autres ciblées par la Division spéciale de cybersécurité

Le parquet de Pikine-Guédiawaye aurait demandé à la DSC d’exploiter non seulement le téléphone de Rokhaya Fall, alias Rox la Chancelière, mais également ceux de Khadidiatou Kébé, dite Jessica, Nafissatou Fall, alias Narou, et Ramatoulaye Diaw, connue sous le nom de Ramz Yago.

Le groupe de rencontres en ligne dénommé « Panama City » intéresse désormais les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), dans le cadre des investigations visant plusieurs TikTokeuses, selon des informations rapportées par Libération.

Le parquet de Pikine-Guédiawaye aurait demandé à la DSC d’exploiter non seulement le téléphone de Rokhaya Fall, alias Rox la Chancelière, mais également ceux de Khadidiatou Kébé, dite Jessica, Nafissatou Fall, alias Narou, et Ramatoulaye Diaw, connue sous le nom de Ramz Yago.

Enquête sur des campagnes d’insultes en ligne

Au-delà de la recherche des personnes susceptibles d’avoir financé des campagnes d’insultes en ligne, les enquêteurs s’intéressent particulièrement aux activités numériques de Jessica et à l’existence du groupe « Panama City ».

Selon les éléments rapportés par Libération, le nom de ce groupe est apparu dans le cadre de la plainte déposée par Saly Manga, alias Anita, contre Khadidiatou Kébé.

La plaignante aurait expliqué avoir fait la connaissance de Jessica sur les réseaux sociaux. Une relation amicale se serait ensuite nouée entre les deux femmes avant de se détériorer.

D’après ses déclarations, Jessica l’aurait intégrée à des sites et à des groupes de rencontres en ligne, notamment sous le profil « Panama City ». C’est dans ce contexte qu’Anita aurait rencontré A. Thiam, un homme résidant en France. Une vidéo intime tournée au domicile de ce dernier aurait par la suite été diffusée sur les réseaux sociaux.

Lors de son audition, Khadidiatou Kébé aurait reconnu avoir conservé temporairement la vidéo incriminée sur son téléphone portable, affirmant ne pas y avoir prêté une attention particulière. Elle aurait également déclaré ne pas avoir rémunéré le TikTokeur qui l’a diffusée.

Interrogée sur l’existence de plateformes ou de groupes destinés à mettre en relation des hommes et des femmes dans le but d’obtenir des vidéos intimes et d’exercer un éventuel chantage sur les victimes, Jessica aurait indiqué avoir fait créer, par le passé, un site de rencontres qui n’aurait finalement pas fonctionné.

Concernant le groupe « Panama City », elle aurait soutenu qu’il avait été créé exclusivement pour ses modératrices, afin qu’elles puissent y partager les liens de ses directs TikTok.

Vérifications des déclarations de Jessica

Les investigations techniques menées par la DSC devraient permettre de vérifier les déclarations de la mise en cause et de déterminer la nature exacte des activités du groupe « Panama City ».

À ce stade, les éléments rapportés ne permettent pas d’établir que ce groupe servait effectivement à organiser la diffusion de vidéos intimes ou à exercer des pressions sur d’éventuelles victimes. Les vérifications en cours sur les téléphones saisis pourraient apporter des éclaircissements sur cette

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