L’enquête de la SU a révélé que l’état civil de Babacar Diallo, dont le père serait Guinéen, est entaché de plusieurs irrégularités, notamment celles relevées dans le registre d’état civil de Bourguiba, au niveau du numéro 2468 de l’année 1993.
Le lutteur Babacar Diallo, dit « Boy Dakar », avait été démasqué par la Direction de l’automatisation du fichier (DAF), puis mis à la disposition de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar. Hier, Babacar Diallo a été déféré au parquet pour détention et usage d’un faux document administratif, mais aussi pour obtention indue de documents administratifs.
L’enquête de la SU a révélé que l’état civil de Babacar Diallo, dont le père serait Guinéen, est entaché de plusieurs irrégularités, notamment celles relevées dans le registre d’état civil de Bourguiba, au niveau du numéro 2468 de l’année 1993. Ce numéro, qui serait censé correspondre à Babacar Diallo, renvoie à une autre personne, tandis que le registre présente plusieurs anomalies matérielles.
Mais, l’affaire « Boy Dakar », qui a bénéficié d’un retour de parquet en vue de l’ouverture d’une information judiciaire, n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le même jour, les enquêteurs de la SU ont aussi déféré au parquet Oumou Djiba Diallo (30 ans), se disant étudiante. La DAF, qui a passé le dossier à la SU, avait découvert que Oumou Djiba Diallo avait fait l’objet d’une déclaration de naissance directe au Centre d’état civil d’Abass Ndao, sous le numéro 1464 de l’année 1995, alors qu’elle est issue de parents guinéens et que sa naissance au Sénégal n’a pas été transcrite par l’ambassade de son pays d’origine.
Suite à des vérifications dans la base de données de la DAF, il a été établi qu’elle a obtenu une CNI sénégalaise avec un faux extrait de naissance du Centre d’état civil secondaire de Derklé. Cette même vérification a aussi permis de constater que Oumou Djiba Diallo a obtenu une autre CNI avec un extrait de naissance de l’année 2023, résultant du jugement numéro 3447 du tribunal de Dakar.
Lors de son audition, Oumou Djiba Diallo a reconnu les faits, révélant avoir obtenu à deux reprises des papiers sénégalais, en se gardant de livrer le nom de son contact qu’elle prétend avoir oublié. Entendu comme témoin, son père a ajouté que tous ses enfants, au total neuf, ont bénéficié du même circuit.



