La 5e Journée scientifique de la sécurité sanitaire des aliments, ouverte, mardi 23 juin, à la Faculté de médecine de l’Ucad, a été une tribune pour les universitaires de plaider pour le renforcement de la recherche et de la surveillance des risques alimentaires. Une démarche jugée indispensable pour protéger les consommateurs et améliorer la santé publique.
La sécurité sanitaire des aliments est devenue un enjeu majeur pour les systèmes de santé. Réunis, mardi 23 juin, à Dakar, dans le cadre de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments (Jissa 2026), chercheurs, universitaires, autorités publiques et partenaires techniques et financiers ont mis l’accent sur le rôle de la science dans la prévention des maladies liées à l’alimentation.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a rappelé que l’accès à des aliments sûrs constitue un droit fondamental et une condition essentielle au développement. Selon lui, les maladies d’origine alimentaire continuent d’avoir des conséquences importantes sur la santé des populations, mais aussi sur les économies nationales. Pour relever ces défis, les intervenants ont souligné la nécessité de produire davantage de données scientifiques afin d’orienter les politiques publiques. « La science reste notre principal levier », a souligné le ministre.
D’après lui, elle « permettra d’identifier les dangers, d’évaluer les risques et d’anticiper les menaces émergentes ». La rencontre s’est tenue à la Faculté de médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Le thème choisi cette année : « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs », traduit la volonté de passer de l’analyse des problèmes à la mise en œuvre de réponses concrètes. Dans un contexte marqué par le changement climatique, l’apparition de nouveaux contaminants et l’évolution des technologies alimentaires, les participants ont appelé à une meilleure exploitation des résultats de la recherche.
Le président du Comité national du Codex alimentarius (Cnca), le Pr Amadou Diop, a salué l’implication du monde universitaire dans cette dynamique. Selon lui, la journée scientifique offre aux chercheurs une plateforme pour partager leurs travaux et contribuer à la prise de décision. « Les recherches présentées permettent de mieux comprendre les risques alimentaires et d’identifier des solutions adaptées à notre contexte », a-t-il déclaré.
Les travaux scientifiques exposés durant la rencontre ont porté notamment sur les contaminants microbiologiques et chimiques, la nutrition, les résidus de pesticides ainsi que les innovations alimentaires. Pour les organisateurs, ces recherches démontrent la capacité des institutions africaines à produire des connaissances répondant aux réalités locales.



