Sadio Mané : Made in Sénégal – cinq choses que nous avons apprises du documentaire

LIVERPOOL, ENGLAND - MARCH 11: Sadio Mane of Liverpool looks dejected during the UEFA Champions League round of 16 second leg match between Liverpool FC and Atletico Madrid at Anfield on March 11, 2020 in Liverpool, United Kingdom. (Photo by Laurence Griffiths/Getty Images)
Un nouveau documentaire – « Sadio Mané : Made in Sénégal » – sur l’attaquant de Liverpool et du Sénégal, est sorti aujourd’hui, à voir gratuitement sur Rakuten TV.
C’est un rappel de ce qu’était la vie avant que le football ne prenne une pause indéfinie, et nous mettons au défi même le plus ardent fan de Manchester United de ne pas être ému par l’histoire de l’incroyable parcours de Mané.
Nous avons vraiment beaucoup aimé. Et voici cinq choses que nous avons apprises.
1. Mané a dû s’enfuir pour jouer au football
Vous connaissez peut-être déjà cette histoire: la famille de Sadio Mané, qui a grandi dans un petit village du Sénégal appelé Bambali, n’était pas très enthousiaste à l’idée qu’il puisse gagner sa vie en tapant sur un ballon.
Son père est mort alors qu’il n’avait que sept ans et il a été élevé en grande partie par ses oncles.
Il est issu d’une famille d’imams – des chefs religieux musulmans – pour qui l’éducation était la priorité.
« Mon oncle ne voulait pas que je joue parce qu’il pensait que l’école était plus importante. Les choses se sont compliquées parce qu’il n’aimait pas ça », dit Mané.
Il décrit son obsession, jouer avec des objets tels que des pamplemousses et des cailloux quand il était enfant, à une époque où les ballons de football n’étaient pas facilement accessibles. Dans son village, en tant que meilleur joueur, son surnom était « Ballonbuwa », ou « magicien du ballon ».
En 2008, à 16 ans, Mané s’est en fait enfui en secret à Dakar, pour y faire un essai dans une équipe.
Il a finalement été retrouvé et ramené à la maison, mais il s’est entendu avec sa famille pour que l’année suivante, il n’y ait plus d’école et seulement du « football, football, football », selon ses propres termes.
2. Son héros en grandissant était El Hadji Diouf
Sadio Mané avait 10 ans lorsque le Sénégal est arrivé en quarts de finale de la Coupe du monde 2002 et la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, avec une équipe composée des stars comme Aliou Cisse, Khalilou Fadiga et El Hadji Diouf.
« C’était une époque épique pour le football sénégalais « , déclare Mané.
Son meilleur ami, Luc, explique que Sadio avait deux idoles : « à l’époque, il aimait Ronaldinho, mais aussi El Hadji Diouf, qui nous a vraiment incité à jouer au football ».
Luc ajoute que Mané lui a dit alors : « un jour, je serai à leur niveau. »
On pourrait dire que Mané a déjà dépassé Diouf – au moins en termes de succès en club à Liverpool.
Il a certainement eu un meilleur passé chez les Reds que son héros El Hadji, qui a eu une relation heurtée ces dernières années avec ses anciens employeurs.
3. Le climat en Europe a été un choc
Mané a quitté le Sénégal pour rejoindre l’équipe française du FC Metz en 2011. La première chose qu’il a remarquée à son arrivée en France, en janvier, était le vent.
Le sénegalais décrit la réaction de ses nouveaux coéquipiers lorsqu’il est sorti des vestiaires en T-shirt.
« Ils se sont tous mis à rire et je ne comprenais pas pourquoi », dit-il. Ils m’ont demandé : « Comment peux-tu t’habiller comme ça ? »
Il explique être resté cinq minutes avant de retourner, gelé, aux vestiaires, pour commettre sa prochaine erreur : « J’ai mis ma main dans l’eau chaude. Ce n’était pas bon. Oh mon Dieu, j’ai souffert ce jour-là ! »
Mané pense que c’est son passage au FC Metz qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Au début de son séjour, il a subi une blessure à l’adducteur, mais il a décidé de ne le dire à personne parce qu’il avait peur d’être écarté de l’équipe et de devoir rentrer chez lui.
« Cela aurait pu être la fin de ma carrière », dit-il.
Quand il a finalement été opéré, le chirurgien a dit que la blessure « était extrêmement enflammée », et qu’il avait « rarement vu une hernie sportive aussi grave ».
Après huit mois d’absence, il a commencé à briller avec le FC Metz. Le reste est de l’histoire, avec des transfert au RB Salzbourg, à Southampton et à Liverpool qui suivront.
4. Mané a fait une mauvaise première impression à Jurgen Klopp
Dans un passage très franc du documentaire, Jurgen Klopp nous parle d’un mauvais jugement qu’il a fait, en tant que directeur de Dortmund, lorsque Mané lui a été présenté.
« Il y avait un très jeune homme assis là. Sa casquette de base-ball était de travers, la mèche blonde qu’il a encore aujourd’hui… il ressemblait à un rappeur débutant. Je me suis dit : « Je n’ai pas le temps pour ça. »
Dur. Et assez critique !
Klopp est, au moins, assez grand pour admettre qu’il a fait une erreur : « Je dirais que je suis assez bon pour cerner les gens, mais j’avais tort ! »
Soit dit en passant, c’est très agréable d’entendre Klopp parler dans sa langue maternelle, l’allemand, tout au long de ce film.
5. Les supporters au pays sont parfois les plus difficiles
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Comme le montre le documentaire, certains des critiques les plus sévères de Mane sont des fans de l’équipe nationale
« Sadio Mané n’est bon qu’à son club et pas au Sénégal. »
« C’est l’un des meilleurs joueurs africains, mais il ne le montre pas ici. C’est pourquoi nous ne pouvons pas le soutenir ici. »
Ce ne sont là que quelques-unes des réactions du fan moyen dans la rue au Sénégal, présentées dans le film.
Il a construit des maisons pour ses oncles, une école et un hôpital dans sa localité. Il est clairement un modèle.
Mais il y a une chose que Mané veut désespérément ramener chez lui et qu’il n’a pas encore réussie, c’est la Coupe d’Afrique des Nations. Et les gens ne le laisseront pas l’oublier.
Un penalty manqué en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2017 ne l’a pas aidé. Il a atteint la finale l’année dernière, avant d’être battu 1-0 par l’Algérie.
Pourtant, son ambition demeure intacte.
« Mon objectif est de gagner la Coupe d’Afrique des Nations avec les Lions. Et, bien sûr, la Premier League. Et aussi la Ligue des champions. Encore, et encore. »
Il est encore temps, Sadio!

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