La ville de Matam est en ébullition. En ce mercredi 28 octobre 2026, dernier jour de dépôt pour le recrutement à l’Université Souleymane Niang, le Cdeps est assiégé par une marée humaine venue de la région et de bien au-delà.
Ce ne sont pas seulement les jeunes de Matam, Kanel ou Ranérou. Selon nos constats, des demandeurs ont rallié Matam depuis d’autres localités du Sénégal. Arrivés depuis la veille, beaucoup ont passé la nuit dehors, à même la rue, pour garder leur place dans la file.
L’enjeu explique cette mobilisation nationale. L’université recrute pour plusieurs profils, des emplois qualifiés aux emplois non qualifiés, offrant une opportunité rare d’intégrer la fonction publique universitaire.
Après un véritable parcours du combattant au tribunal pour obtenir le casier judiciaire et au commissariat de police pour les légalisations, les candidats se heurtent à l’ultime goulot d’étranglement. Au Cdeps, trois files de plus de 800 mètres chacune s’étirent du centre vers le fleuve, vers le collège et vers l’École 2.
Sur place, la Police nationale encadre la foule, fourgon à l’appui. Tout autour, un petit commerce s’est improvisé : café Touba, pain, œufs et eau fraîche sont vendus le long des files par des femmes qui tirent parti de cette forte affluence.
Il convient de rappeler que l’Université Souleymane-Niang de Matam, dont le chantier a mobilisé près de 1 800 ouvriers, est en phase de livraison. Son ouverture est imminente avec un démarrage prévu pour accueillir près de 1 000 étudiants.

