[Retro-2019] Awa Watt, la l*sbienne qui a secoué l’année 2019

En 2019, Awa Watt est sortie du lot. De la plus triste des manières. Chef de gang, la lesbienne déclarée a été emprisonnée pour des faits d’actes contre nature, de menaces de mort et de dommages à la propriété d’autrui devant le Tribunal de Grande instance de Pikine-Guédiawaye.

Awa Watt est une lesbienne comme tant d’autres filles ou femmes au Sénégal. Son choix, elle l’assume entièrement. Elle est courageuse. Mieux, la couturière de 23 ans n’a pas froid aux yeux.Sa témérité lui a ouvert les portes de la Maison d’arrêt des femmes (Maf) de Liberté 6, le 22 août 2019. Awa n’a pas trébuché. Elle est sentimentalement et sexuellement attirée par la gent féminine. Et ses désirs sexuels envers la mariée Coumba Dramé étaient plus forts qu’elle. En plein jour, elle a organisé une expédition punitive avec son gang de 20 filles contre son ex copine, à Thiaroye, dont le seul tort est de vouloir se réconcilier avec son époux avec qui elle a eu 5 enfants. Et cette affaire de mœurs a défrayé la chronique en 2019. Les Sénégalais ont été scandalisés par les propos salaces des deux amantes à la barre du tribunal de Grande instance de Pikine. De l’indécence ! Des confessions intimes à rompre le souffle. D’aucuns ont fini par éprouver de la compassion pour les mamans des « dévergondées ». Ces dernières, à travers des vidéos, ont manifesté leurs surprises, leurs peines, leurs souffrances, et leurs déceptions face à ce « cauchemar ».

Coumba Dramé et Awa Watt plus connue sous le nom de Awa Toorodo ont entretenu des relations sexuelles plusieurs fois.

La mariée Coumba Dramé et Awa Watt : « Je t’aime, moi non plus »

Née en 1985, la mariée a narré que tout a commencé lorsque Awa Watt est venue un soir chez elle pour y passer la nuit. « Au milieu de la nuit, elle a commencé à me faire des attouchements sur tout mon corps avant d’introduire sa main dans mon sexe. Je lui ai défendu de me pénétrer et elle a répondu par la négative. J’ai totalement pris goût à cette partie de plaisir. Depuis lors, on se fréquente mutuellement. Je ne peux plus compter le nombre de fois que j’ai entretenu des relations sexuelles en raison de la fréquence », avait-t-elle dit. Avant d’avancer : « Un jour, je lui ai fait part de mon désir de retourner avec mon mari. Elle a brusquement tiré la porte à rideau en commençant à me taxer de tous les noms d’oiseaux. Elle hurlait de toutes ses forces. Elle a dit ouvertement que j’étais sa femme et qu’elle n’admettra jamais que je retourne dans mon foyer. Vers 3 heures du matin, elle est revenue avec son groupe pour lancer des pierres sur le toit de la maison jusqu’à casser les ardoises ».

Une plainte est vite déposée par la famille de Coumba Dramé. Awa est ainsi poursuivie pour actes contre nature, menaces de mort, dommages à la propriété d’autrui devant le Tribunal de Grande instance de Pikine-Guédiawaye.

Awa Toorodo, la déception !

Face à la composition de ladite juridiction, Awa Watt déjoue tous les pronostics. Elle est loin de ressembler à une bombe, cette femme plantureuse. Toroodo est chétive, mal fagotée, la taille petite, de teint noir : la terreur de Yeumbeul Asecna que son entourage taxe d’aliénée, déçoit.

A la suite de 3 reports, le dossier tant médiatisé est plaidé le 8 octobre dernier. La prévenue s’est défendue : « J’ai rencontré Coumba Dramé le 3 janvier dernier dans son quartier Médina Gounass (Thiaroye) à l’occasion d’un concert. Puisque je suis une bonne danseuse, Coumba est venue vers moi et m’a déclaré sa flamme en me disant que je lui plaisais beaucoup ». Et de renseigner : « Un jour, elle est venue chez moi pour y passer la nuit. 3 jours après, elle m’a appelée pour me dire que son enfant était malade ; sans perdre du temps, je me suis rendue chez elle en lui apportant du lait et 2000 FCF. Je l’entretenais comme ne le ferait jamais un homme. Nous vivions un amour parfait. Elle vivait pratiquement chez moi et séjournait régulièrement dans ma chambre ».

La lesbienne reconnue va toutefois nier les deux infractions. « Elle a décidé de me quitter pour retourner avec un ex-mari qui est rentré de l’étranger récemment. J’ai perçu sa décision comme une trahison atroce car depuis six mois je l’entretenais au vu et au su de sa mère Siré Dramé à qui j’offrais souvent de l’argent. Cette dernière est même allée jusqu’à menacer de me marabouter en Casamance ».

Abandonnera-t-elle cette vie de débauche en 2020 ?

Tout en avançant : « Cependant, je n’ai jamais proféré des menaces de mort à l’encontre d’elle et de sa mère. Egalement, je n’ai causé aucun dommage matériel dans leur domicile ».

Les arguments de défense brandis par Awa Watt sont restés vains. Le juge a décidé de l’éloigner de sa copine pendant un an. Eh oui ! La prévenue a été déclarée coupable des chefs de prévention avant d’être envoyée en prison pour 12 mois. De plus, elle doit verser les sommes de 100 000 FCFA et 200 000 FCFA respectivement à Siré Dramé et sa fille Coumba Dramé en guise de dommages et intérêts.

Depuis, la « célèbre » lesbienne Awa Toorodo séjourne à la citadelle du silence de Liberté 6. Va-t-elle quitter cette vie qu’elle a choisie, une fois son élargissement prévu le 22 août 2020 ? L’avenir nous le dira.

seneweb

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