Requêtes auprès de la CEDEAO : les réponses de l’Etat à Karim Wade

L’Etat du Sénégal a répondu aux deux requêtes déposées par Karim Wade devant la cour de justice de la CEDEAO. Le quotidien libération révèle la réponse de l’état déposée mercredi dernier à la CEDEAO.

Selon le quotidien, l’agent judiciaire de l’État estime que Karim Wade veut faire jouer à la Cour un rôle que lui-même n’a pas pu jouer. Après avoir rappelé que le président du Tribunal s’était déclaré incompétent pour prendre connaissance du recours de Karim, suite au rejet de son inscription sur les listes électorales. 

L’Agent judiciaire de l’Etat ajoute, que la Cour suprême qui, avait été saisie pour contestation, a confirmé cette décision par arrêt en date du 30 août 2018. Concernant la loi sur le parrainage, que Karim Wade brandit comme une barrière à l’égalité des candidats à la présidentielle, l’Etat a pris au mot le fils de l’ancien président de la République, en versant dans son dossier plusieurs articles de presse dans lesquels le ’’candidat du peuple’’ se targuait d’avoir les voix nécessaires pour le parrainage. 

Ce qui fait dire à l’Etat que cet argument ne saurait prospérer du moment où Karim Wade lui-même a ‘’validé’’ la loi qu’il décrit en collectant des signatures. 

Aussi, l’amende de 138 milliards FCFA que doit Wade-fils après sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) justifie, rappelle l’Etat du Sénégal, qu’on lui « applique la contrainte par corps » à son retour au Sénégal. 

Les requêtes portent sur « la violation par l’Etat du Sénégal du droit de Karim de participer librement aux affaires de son pays » et son « droit d’être électeur et éligible du requérant pour l’élection présidentielle du 24 février 2019. »

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