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Rapport d’exécution budgétaire : une économie portée par les hydrocarbures et une gestion rigoureuse des finances

Le ministère des Finances et du Budget du Sénégal a publié le rapport trimestriel d’exécution budgétaire du Sénégal arrêté au 31 décembre 2025. Le document dresse un bilan exhaustif de la gestion financière de l’État en analysant la mobilisation des recettes, qui ont atteint un taux de réalisation de 98,8 %. Le rapport détaille également la réduction du déficit budgétaire, l’apurement des dettes intérieures et le suivi financier du secteur parapublic.

L’économie sénégalaise affiche une dynamique solide au terme de l’exercice 2025, marquée par une   croissance du PIB réel de 6,7 %  . Cette performance, supérieure aux 6,5 % de l’année précédente, a été principalement stimulée par le   démarrage du projet gazier GTA, la production à plein régime du champ pétrolier de Sangomar et une agriculture performante. Parallèlement, l’inflation a été contenue à une moyenne annuelle de   1,4 %, grâce à la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires et aux politiques de soutien de l’État.

Une mobilisation des recettes au rendez-vous 

Les ressources financières de l’État ont montré une résilience remarquable. Les   recettes du budget général se sont établies à 4 477,1 milliards de FCFA, atteignant 98,8 % des objectifs fixés par la seconde loi de finances rectificative (LFR 2).

Recettes fiscales :   Elles ont atteint   4 087,4 milliards de FCFA, soit une progression de   10,3 %   en un an. Cette hausse est portée par les impôts directs (+10,0 %), notamment l’impôt sur les sociétés (+10,3 %) boosté par le secteur extractif.

Recettes non fiscales :   Elles ont bondi de   55,7 %   pour atteindre   287,4 milliards de FCFA, portées par les revenus du domaine et les premières retombées de l’exploitation des hydrocarbures.

Dons :   En revanche, la mobilisation des dons extérieurs est restée en deçà des attentes, avec seulement   102,3 milliards de FCFA   recouvrés, soit 60,2 % de la cible.

Dépenses publiques : Priorité au social !

Le total des dépenses exécutées s’élève à   5 864,6 milliards de FCFA. Les dépenses ordinaires, exécutées à 100,6 %, sont dominées par deux postes majeurs :

1.    La masse salariale :   Elle a atteint   1 454,1 milliards de FCFA   pour 191 507 agents de l’État, le secteur de l’Éducation et de la Formation absorbant à lui seul   58,9 %   de ce montant.

2.    Les transferts courants :   Ils totalisent   1 456,0 milliards de FCFA, dont   412,6 milliards   destinés aux subventions du secteur de l’énergie (compensation tarifaire et pertes commerciales).

Les   charges financières de la dette   ont représenté   1 088,1 milliards de FCFA, dont 59 % pour la dette extérieure. À noter que les investissements publics (dépenses en capital) ont été réalisés à hauteur de   1 471,8 milliards de FCFA   (78,4 % de l’objectif), ralentis par des procédures de contractualisation et des exigences de maturation technique.

Déficit budgétaire et assainissement financier 

Le Sénégal a réussi à maintenir son   déficit budgétaire à 1 387,5 milliards de FCFA, soit   6,44 % du PIB, une performance notable face à la cible initiale de 7,82 %. Cette amélioration s’explique par une mobilisation des recettes conforme aux prévisions et une exécution des dépenses plus modérée que prévu.

L’État a également poursuivi l’assainissement de ses finances avec un   apurement des arriérés de paiement à hauteur de 474,0 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 94,6 %. Le secteur de l’énergie a été quasi intégralement apuré (99,7 %), tandis que le secteur du BTP reste partiellement réglé à 78,3 %.

Perspectives : Vers une consolidation en 2026

Le rapport conclut sur une trajectoire de consolidation pour l’année à venir. L’objectif est de ramener le   déficit à 5,4 % du PIB en 2026. Pour y parvenir, le Gouvernement mise sur trois axes : l’accélération des mesures de recettes du Plan de Redressement économique et social (PRES), la rationalisation des dépenses de fonctionnement et une meilleure exécution des investissements sur ressources extérieures.

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