Profil du candidat de Manko en 2019 : Bamba Fall met Idy sur orbite

Opposition leader Idrissa Seck, on February 4, 2012, during their declaration. The eight Sengalese opposition candidates running in the February 26 presidential elections said they were committed "to staying united" and to lead a joint action to see outgoing president Abdoulaye Wade withdraw his candidacy. "We are committed to being united and to lead joint activities to mobilize and fight until the candidacy (of Wade) is withdrawn," they wrote in a declaration handed to the media. The declaration was signed by the four main opposition candidates: Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Macky Sall and Idrissa Seck, as well as Cheikh Tidiane Gadio, Ibrahima Fall. AFP PHOTO / SEYLLOU

« C’est maintenant Idrissa Seck qui dirige notre coalition », a déclaré ce matin Bamba Fall, sortant de la salle où devait se tenir le procès de Khalifa Sall. Cette révélation du maire de la Médina peut être, après une première et simple lecture,  attribuée à un lapsus calami, de la part d’un politicien soucieux de remercier un allié de l’édile de la capitale. On ne sait pas non plus s’il exprime un point de vue personnel n’engageant pas les autres lieutenants de Khalifa Sall ou la kyrielle de chefs de parti de Manko Taxawu Senegaal. Pour l’heure, Manko, dont la durée de vie initiale devait s’arrêter au lendemain de la proclamation des élections législatives, n’a pas encore rendu public son format de candidature pour la présidentielle de 2019, même s’il est évident qu’aucun candidat issu de cette coalition, classée troisième au soir du 30 juillet 2017, n’ose, en se présentant en dehors de ce cadre unitaire, espérer participer à un éventuel second tour. A cet égard, si les alliés du maire de Dakar doivent opter pour une candidature unique, Idrissa Seck a des chances à faire prévaloir, en cas d’empêchement de Khalifa Sall. Ce dernier, désigné candidat par une frange du Parti socialiste, bénéficie toujours de la présomption d’innocence et garde intactes ses qualités civiques et politiques pour prétendre accéder au plus haut destin politique.

Pour rappel, aux législatives de juillet 2017, Idrissa Seck avait préféré s’effacer au profit de Khalifa Sall. Il s’en est suivi une persistante rumeur, alimentée par des théoriciens du complot, faisant croire que le but de la manœuvre est de faire du patron de Rewmi le candidat unique de Manko à la présidentielle de 2019 en contrepartie de son effacement.

Quid de Malick Gackou, considéré comme le troisième larron dans ce jeu d’ombres ? De plus en plus, des partisans du leader du Grand Parti multiplient les sorties dans la presse pour porter la candidature de l’ex-bras droit de Moustapha Niasse à la prochaine présidentielle. Pas plus tard qu’au mois d’octobre passé, les cadres du Gp avaient publiquement pris l’engagement de lui payer la caution de 65 millions de F Cfa. Si, par extraordinaire Idy devient candidat unique de Manko, qu’elle attitude adoptera Malick Gackou ?

En définitive, la perspective qu’Idy soit le candidat de Manko Taxawu Senegaal ne peut pas être définitivement écartée. Cependant, cette perspective charrie plusieurs questions portant sur la survie de cette coalition qui n’est pas hors d’atteinte du choc des ambitions.

Dakaractu

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