Production de pétrole et de gaz: Les intérêts du Sénégal sont préservés, selon Antoine Diome

Le ministre du Pétrole et des Energies, Antoine Félix Diome défend, ce samedi 25 novembre 2023, son projet de budget devant les députés à l’Assemblée nationale. Une allocation budgétaire arrêtée à 316 258 610 318 francs CFA en crédits de paiement pour l’exercice de 2024 contre 236 835 992 068 francs CFA en 2023, soit une augmentation de 79 422 618 250 francs CFA (25,11% en valeur relative). 
Naturellement la question des gisements de pétrole et de gaz dont l’exploitation devrait démarrer en 2024 (prévu au 2e semestre de 2023 ça a été reporté) était au cœur des débats. En commission comme lors de la plénière, les députés se sont interrogés sur les parts de l’État du Sénégal et ont suggéré une meilleure communication avec les populations sur les projets pétroliers tout en réclamant des audits sur les coûts pétroliers. «Vous dirigez un département sur lequel les Sénégalais fondent beaucoup d’espoir. Donc il faut beaucoup communiquer», renchérit le député Malick Diop.
Le ministre Antoine Félix Diome a d’emblée indiqué que les « intérêts du Sénégal sont préservés étant entendu que, selon les projets, l’État aura entre 53 et 55%». Pour étayer son propos, le ministre livre les détails des parts de l’État dans les différents projets. 
«Au regard de la structuration contractuelle de nos projets pétroliers et gaziers, conformément au Code pétrolier de 1997, Petrosen détient déjà 10% en phase d’exploration avec zéro investissement en plus de la possibilité de monter jusqu’à 20%. En vertu du Code de 2019, dès le départ, l’État du Sénégal gagne 10% avec la possibilité d’aller jusqu’à 30%», confie-t-il. Toutefois, ajoute le ministre, la représentation de l’État du Sénégal dans les parts de l’association par Petrosen n’a rien à voir avec les parts de l’État mais également avec les revenus tirés des différents impôts et taxes. 
En des termes on ne peut plus clairs, indique Antoine Diome, «la part de l’État du Sénégal renvoie globalement à sa part dans le contrat de recherche et de partage de production (CRPP), en plus de sa part directe par production journalière en fonction du nombre de baril ou bien de la quantité de mètre cube et enfin les impôts et taxes prélevés».  

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