Le tête-à-tête annoncé pour ce 17 juillet entre le président Bassirou Diomaye FAYE et Macky SALL nedoit pas être une simple formalité protocolaire. Au cœur de cette rencontre se joue une ambition qui dépasse les contingences partisanes, la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations unies. Face à ce rendez-vous avec l’Histoire, l’heure n’est plus aux rancœurs politiques, mais à la convergence patriotique. Le président Diomaye FAYE doit porter, sans réserve, cette candidature.
L’État au-dessus des partis
La grandeur d’une démocratie se mesure à sa capacité à transcender ses fractures internes lorsque l’intérêt supérieur de la Nation est engagé. En politique étrangère, le Sénégal a toujours parlé d’une seule et unique voix. Soutenir Macky SALL à l’ONU n’est pas un blanc-seing accordé à un ancien
adversaire, mais la continuation d’une tradition diplomatique d’excellence. C’est l’affirmation que
l’État du Sénégal reste un bloc dès qu’il s’agit de faire rayonner son influence à l’international.
Une opportunité historique pour le continent
L’Afrique réclame légitimement une gouvernance mondiale plus juste et une réforme profonde du
Conseil de sécurité. Pour porter ces exigences, le continent a besoin d’un leader rompu aux arcanes
de la diplomatie globale. Par son expérience à la tête de l’Union africaine et ses récentes fonctions
d’Envoyé spécial pour le 4P, Macky SALL possède l’envergure nécessaire pour incarner cette voix
africaine sur l’échiquier mondial.
Dépasser l’esprit de clan
Le piège du repli identitaire et du sectarisme politique est le plus grand frein à l’émergence de nos nations. En choisissant d’être le premier avocat de cette candidature, le président Bassirou Diomaye FAYE poserait un acte de haute posture présidentielle. Il prouverait aux Sénégalais, et au monde entier, que la rupture promise est aussi une rupture avec les cycles de vendettas politiques. C’est le moment de démontrer que l’intérêt du Sénégal et de l’Afrique surclasse définitivement l’esprit de clan. Portée par un Sénégal uni, cette candidature ne sera pas celle d’un homme ou d’un parti, mais celle d’un continent prêt à assumer ses responsabilités à la table des grands. Pour la diplomatie sénégalaise, le défi est clair, transformer les rivalités d’hier en un triomphe collectif pour demain.
La Chronique du Jolof – Jolof (PSN)



