Portraits croisés : Et si Bougane Guèye Dany était l’autre Donald Trump du continent africain ?

Fouiné le parcours professionnel et politique du leader de Gueum Sa Bopp, Bougane Guèye Dany renvoie souvent à un sentiment d’un particulier de déjà vu ailleurs: Mais loin d’être du copier-coller, c’est la voie du destin qui semble se dessiner pour deux hommes dont le combat politique est « Notre nation d’abord ! ». Oui ! Non seulement le slogan « Gueum sa Bopp ou la foi en soi » de la Coalition rime avec la vision politique de Donald Trump pour les Etats-Unis, mais son « démarquage » de la politique Macky Sall renvoie à celle de Trump contre Bush-family et Obama. Mais en plus, partis de rien pour être des hommes d’affaires très connus, une question légitime surgit : « Et si Bougane Guèye Dany était l’autre Donald Trump du continent africain ? » Portraits croisés…
Donald Trump, un homme d’affaires, féru des médias
Donald Trump, né le 14 juin 1946, à New York, est le 45e président des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2017 au 20 janvier 2021. Mais avant tout il est un homme d’affaires, mais aussi grand animateur de télévision, avant d’être homme d’Etat, mais aussi milliardaire très connu. Il
Fils du promoteur immobilier Fred Trump, il travaille dans l’entreprise de son père pendant ses études à la Wharton School. En 1971, il prend la direction de l’entreprise familiale, qu’il renomme The Trump Organization ; il se constitue dès lors un empire immobilier et une notoriété grâce à des bâtiments prestigieux qui portent généralement son nom. Mais Wikipédia qui dresse son portrait souligne aussi qu’il est une célébrité médiatique dès les années 1980, impliqué dans le secteur du divertissement télévisuel il est l’animateur de l’émission de téléréalité The Apprentice de 2004 à 2015.
Il entre en politique dans les années 1980, s’affiliant alternativement au Parti démocrate, au Parti républicain et au Parti de la réforme, dont il brigue un temps l’investiture pour l’élection présidentielle de 2000. Opposé au président George W. Bush, dont il désavoue la décision de mener la guerre d’Irak à partir de 2004, il est à nouveau affilié au Parti républicain à partir de 2012. Il critique alors la politique du président Barack Obama, et reprend à son compte les rumeurs sur sa citoyenneté pendant plusieurs années.
Sa candidature aux primaires présidentielles républicaines de 2016 suscite de vives polémiques en raison de sa personnalité et de son discours. Il remporte cependant la désignation du parti malgré l’hostilité de l’appareil républicain. Il mène dès lors une campagne présidentielle atypique en s’appuyant sur une équipe et des moyens financiers réduits et en développant un usage intensif des réseaux sociaux. Se présentant comme un adversaire de Madame Hilary Clinton pour devenir le président le plus âgé de l’histoire américaine, le premier à n’avoir jamais exercé précédemment de fonction politique ou militaire, ainsi que le cinquième à avoir gagné l’élection présidentielle américaine tout en étant devancé dans le vote populaire.
Bougane Guèye Dany, un milliardaire parti de rien
Un article datant de Juin 2011, jeuneafrique.com revient sur un évènement marquant du patron de Dak’Cor jubile. Bougane Guèye, 34 ans, a décroché début juin le contrat de communication de la compagnie aérienne Emirates pour le Sénégal, la Gambie, le Mali et la Guinée. À la clé, plusieurs centaines de millions de francs CFA de recettes pour son agence.
Mais ce succès n’est pas réellement une surprise. Depuis trois ans, cet homme à la carrure de lutteur est entré dans le cercle fermé des patrons d’agences qui comptent à Dakar. Le groupe Danone, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest ou encore Western Union font partie de ses clients.
Selon d’autres confrères, Bougane Guèye Dany, originaire de Saint-Louis (nord du Sénégal), un self made man, est de la trempe des hommes d’affaires à succès. Après un passage dans plusieurs organes de presse, il a forgé son destin dans la transpiration et l’intelligence et monte sur le podium des jeunes leaders les plus influents et écoutes du monde médiatique.
Licencié par le groupe de presse Wal Fadjri en raison de son activité syndicale en 2002, Bougane Guèye lance son agence quelques mois après, avec 1 500 euros de capital. Huit ans plus tard, son groupe réalise un chiffre d’affaires d’environ 9 millions d’euros et emploie 162 personnes. D’abord actif dans le domaine du conseil en communication, l’ancien journaliste n’a cessé de développer de nouvelles activités.
Il possède aujourd’hui une myriade de sociétés allant de la production d’études qualitatives à la gestion de panneaux publicitaires, en passant par l’édition de magazines ou la radio Zik FM.
Mais depuis 2019, comme en cascade, des séries d’actions tombent sur son busines comme une tentative d’asphyxie financière. Oui, depuis qu’il affiche sa détermination à faire « déguerpir » Macky Sall, des déboires s’enchainent à une vitesse jamais vécue par un acteur politique. Mais Bougane Guèye Dany reste stoïque, avec un Business qui résiste étonnamment ) ces aléas. Quel est son secret ?
Fibre nationaliste au cœur d’une stratégie payante
Ses concurrents, Bougane Guèye les voit comme des dinosaures, vestiges de l’emprise des Occidentaux sur les affaires du continent. Lui incarne une rupture, une réussite 100 % africaine. Il n’hésite d’ailleurs pas à jouer sur la fibre nationaliste pour inviter les entreprises sénégalaises à lui faire confiance.
En 2018, il a lancé le mouvement citoyen « Gueum sa Bopp », il anime l’esprit « self made man » dans un pays à majorité composé de jeunes. Il sillonne le pays à la rencontre des populations pour s’enquérir des problèmes que vivent ces dernières au quotidien, retrace un autre confrère.
Après cette expérience, Bougane Gueye Dany déclare sa candidature aux élections présidentielles de février 2019. Un pari audacieux qui illustre le courage de ce jeune leader à descendre dans l’arène politique. Une candidature appréciée à sa juste valeur. L’ascension du jeune africain sur la scène politique s’est traduite par une médiatisation forte qui le place aujourd’hui, incontestablement, au devant de l’échiquier politique du pays.
Aujourd’hui à l’image de Barack Obama, Macky Sall en est à son second, donc dernier mandat, selon la constitution sénégalaise. Et coïncidence du destin, avec les législatives de juillet 2022 parsemées d’embûches pour l’opposition, il positionne Aminata Mimi Touré comme sa « Hilary Clinton » pour lui succéder au fauteuil présidentiel, après « un Mbourok Soow » au goût amer d’un Idrissa Seck qui a trahi ses votants pour rejoindre le « Macky ».
Malgré les multiples tentatives de musèlement, Bougane Guèye Dany, le leader de Gueum Sa Bopp, à l’inverse de Trump pourrait bien devenir le plus jeune président du Sénégal.
Car nul doute n’est permis de douter que le rêve suprême du régime de Macky est de liquider politiquement l’autre rival de Bougane, Ousmane Sonko… Mais avec le calvaire des Sénégalais dont Macky mesure un peu la portée en dégageant 54 milliards FCFA en appui aux ménages, comme sous Wade son prédécesseur, l’autre slogan qui se déclenche chez les Sénégalais est aujourd’hui « Tout ! Sauf Macky ! Macky Doyna seuk !»

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