Thierno Alassane Sall est monté au créneau après l’annonce d’une plainte déposée contre lui, par la société AEE PowerEPC, par l’intermédiaire de son avocat, Me Patrick Kabou. Dans une publication au ton particulièrement critique, l’ancien ministre a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de diversion dans le dossier relatif au marché d’électrification rurale.
Sous le titre évocateur « Quand le vice porte plainte », Thierno Alassane Sall affirme que les 37 milliards de francs CFA évoqués dans cette affairre ont servi, en partie, à payer des honoraires d’avocats en Côte d’Ivoire et ailleurs.
« Il y a, au Sénégal, des vampires qui rêvent de prendre leur part du pactole disparu en s’autoproclamant représentant d’un fantôme qui fuit même la justice de son pays, l’Espagne. AEE POWER EPC, sourde aux interpellations des citoyens, nous informe par son avocat, avoir déposé une plainte, une de plus, cette fois-ci contre ma personne. Tout en refusant de répondre à la justice espagnole ! », a déclaré le député.
Au-delà de la bataille judiciaire, Thierno Alassane Sall a remis au centre du débat les conséquences de cette affaire sur les populations. Il a notamment évoqué la situation de nombreux Sénégalais toujours privés d’électricité et vivant, selon ses termes, dans des conditions difficiles.
« Pendant ce temps, des compatriotes, privés d’électricité, vivent dans des conditions inhumaines. La justice sénégalaise devrait, depuis longtemps, mettre un terme à cette tragi-comédie », se désole-t-il.
Pour rappel, Me Patrick Kabou a annoncé ce mercredi 24 juin une plainte contre Thierno Alassane Sall pour : diffusion de fausses nouvelles ; diffamation et mensonge publique ; collecte et obtention de manière frauduleuse de documents bancaires d’une société internationale ; divulgation de données bancaires sans autorisation et exposition avec intention réelle de porter atteinte à l’image et à la notoriété d’une société internationale et de son dirigeant ; atteinte à l’image d’une société internationale et de son dirigeant ; et violation du secret de l’instruction.

