L’ambiance était empreinte de solennité, mais non sans une pointe d’ironie, lors des débats sur la loi de finances rectificative (LFR) à l’Assemblée nationale ce mardi. Prenant la parole juste après la déclaration d’ouverture du ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réagi de manière directe et décontractée au plaidoyer du ministre.
Alors que Cheikh Diba venait de solliciter le renvoi du projet de loi en commission en s’appuyant sur l’article 84 du règlement intérieur, à travers un discours particulièrement structuré appelant à la responsabilité et au dialogue institutionnel, Ousmane Sonko n’a pas tardé à recadrer le ton avec une pointe d’humour. « Tu pouvais nous épargner ce long sermon », a-t-il glissé avec le sourire, soulignant qu’il n’était pas nécessaire de prolonger l’intervention (« baña guddël xutba ») dès lors que la volonté de discuter était partagée par l’ensemble des parties.
Le président de l’Assemblée a rappelé que la porte du Parlement est toujours restée ouverte au dialogue et que la procédure de renvoi demandée par le gouvernement est de droit conformément aux textes. Il a par la suite pris acte de la demande et convoqué immédiatement la Conférence des présidents pour fixer le calendrier des travaux en commission.


