Ndiaga Sylla : « Si la candidature de Bassirou Diomaye passe, personne ne peut l’empêcher de battre campagne »

La candidature de Bassirou Diomaye Faye ne souffre d’aucune ambiguïté et le matraquage médiatique n’y peut absolument rien. C’est la conviction de l’expert électoral, Ndiaga Sylla. Se prononçant sur les dernières sorties des partisans du pouvoir tentant de faire prospérer une hypothèse selon laquelle le plan B de Ousmane Sonko serait hors course, M. Sylla botte en touche.
« A priori on peut penser que Bassirou Diomaye Faye étant entre les liens de la détention pourrait ne pas faire acte de candidature. Mais il faut préciser que le code électoral, même pour ceux qui ont fait l’objet d’une condamnation, considère que tant que la condamnation n’est pas définitive on ne peut pas s’y fonder pour écarter sa candidature. Encore que d’autres établissent un lien avec la dissolution de leur parti politique, Pastef. Là aussi je dois préciser que le parti dissous, il est évident qu’il ne peut pas porter une candidature, mais par contre les responsables de l’association dissoute, on ne peut pas les empêcher de candidater », explique Ndiaga Sylla à l’émission Objection de ce dimanche sur Sud Fm.
A l’en croire, la loi de 1981 modifiée qui encadre la dissolution de parti politique, n’a pas prévu comme conséquence l’impossibilité de ses responsables à candidater. D’ailleurs, souligne-t-il confirmant ses dires, « le directeur de la communication et de la formation (administration électorale) l’a rappelé il y a trois jours : le code électoral ne dit en aucun moment que quelqu’un qui est issu d’un parti dissous ne peut pas être candidat ».
Donc, conclut-il : « Ousmane Sonko comme Bassirou Diomaye Faye peuvent bel et bien être candidat. Je dirai même mieux, demain si leurs candidatures passent, si on applique la loi, personne ne peut les empêcher de battre campagne ».
Selon lui, il s’agit d’un droit que leur confère les dispositions de l’article 32 de la Constitution qui prévoient que « les Cours et Tribunaux puissent garantir de l’égalité de la campagne électorale et de l’équité entre les candidats. On ne peut pas empêcher quelqu’un de battre campagne parce qu’il est en détention. Cela violerait cette disposition constitutionnelle ».

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