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Nations Unies : Les trois piliers de la feuille de route du candidat Macky Sall

Officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a dévoilé sa vision pour l’avenir de l’institution internationale. Face à un monde marqué par les crises, les conflits et les divisions géopolitiques, il mise sur un multilatéralisme fondé sur la confiance, le dialogue et l’efficacité. Pour l’ancien chef de l’État, la première urgence consiste à redonner davantage de poids aux États membres dans les processus de décision. Il estime que les réformes de l’ONU doivent être portées collectivement par l’ensemble des nations, « petites et grandes, du Nord comme du Sud », afin de restaurer la confiance entre les différents acteurs de la scène internationale.

Se présentant comme un « bâtisseur de ponts », Macky Sall met en avant son expérience du dialogue et de la médiation. Il entend favoriser une concertation permanente entre les États pour surmonter les blocages qui freinent aujourd’hui l’action multilatérale. Le deuxième axe de son projet concerne la gouvernance interne des Nations Unies. Le candidat sénégalais plaide pour une organisation plus performante, capable de mesurer concrètement son impact sur le terrain. Il propose notamment une clarification des mandats des différentes agences, une gestion plus rigoureuse des ressources et une évaluation transparente des résultats obtenus.

Enfin, Macky Sall place le développement économique au cœur de sa stratégie pour la paix et la stabilité mondiales. Selon lui, les réponses sécuritaires ne suffisent pas à elles seules pour combattre le terrorisme, les crises migratoires ou l’instabilité politique. Il appelle ainsi à investir davantage dans l’emploi des jeunes et des femmes, les infrastructures, la justice climatique et l’accès équitable aux financements internationaux. « Le Secrétaire général n’a pas d’armée et n’a pas de police. Sa véritable force réside dans sa crédibilité, son impartialité et son autorité morale », souligne-t-il, insistant sur la dimension éthique de la fonction.

Portée à l’origine par le Burundi, sa candidature à la succession d’António Guterres s’inscrit dans une compétition diplomatique de premier plan.

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