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Momo Cissé de la SEN TV est, en réalité, tombé à cause de l’affaire Nourah Ba

Lors d’une émission diffusée sur YouTube, le chroniqueur aurait soutenu qu’un policier en civil avait insulté et frappé Nourah Ba avant de l’embarquer, sur la Corniche, au moment de son interpellation.

Le chroniqueur de Sen TV Mamadou Cissé, dit Momo Cissé, est convoqué par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) ce jeudi 15 octobre, à 10h30. Il devra répondre de déclarations faites dans l’affaire Nourah Ba, au cours desquelles il aurait mis en cause la Police nationale. Le parquet s’est autosaisi afin qu’il apporte la preuve de ses affirmations.

Des accusations visant la police

Lors d’une émission diffusée sur YouTube, le chroniqueur aurait soutenu qu’un policier en civil avait insulté et frappé Nourah Ba avant de l’embarquer, sur la Corniche, au moment de son interpellation. Il aurait également affirmé que l’influenceuse avait été empêchée d’accéder aux toilettes pendant sa garde à vue dans un commissariat de Dakar. Des accusations graves, qui visent directement le comportement des forces de l’ordre dans un dossier déjà sensible.

C’est Momo Cissé lui-même qui a révélé sa convocation sur sa page Facebook, en indiquant avoir été appelé à se présenter devant la DSC. Les motifs n’étaient pas précisés dans son annonce, mais la procédure serait liée à ces propos.

Pour comprendre la portée de cette convocation, il faut revenir au dossier Nourah Ba. De son vrai nom Mariama Ba, âgée de 29 ans, la tiktokeuse a été interpellée par la DSC il y a quelques jours, à la suite d’une autosaisine du parquet. Elle est poursuivie pour discours contraires aux bonnes mœurs, insultes envers un groupe de personnes en raison de leur origine nationale et incitation à la haine, après des publications jugées outrageantes. Déférée lundi devant le procureur de la République, elle fait aussi face à une plainte pour injure publique déposée par le député Papa Tahirou Sarr, enregistrée le 13 octobre.

L’affaire a pris une dimension politique et sociale. Des voix se sont élevées pour réclamer des poursuites contre le parlementaire lui-même, qu’elles accusent d’avoir stigmatisé les étrangers, et pour demander la levée de son immunité. Dans ce climat, les propos de Momo Cissé sur la conduite de la police ont ajouté une nouvelle ligne de fracture.

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