La séance plénière portant sur l’examen du projet de loi n°15/2026 portant Code du travail et du projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale n’a pas abouti à une adoption, hier, en séance plénière. Les projets de loi ont été, en séance plénière, renvoyés en commission. Président de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, Me Abdoulaye Tall, s’est exprimé sur ce processus.
« Au niveau de la commission, les deux projets de loi ont également été examinés. Je ne peux pas me prononcer sur le fond de ces textes. Ce qu’il faut retenir, c’est que le gouvernement a saisi l’Assemblée nationale afin qu’elle examine et adopte, en commission puis en séance plénière, les projets de loi relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale », a-t-il d’emblée fait savoir.
Il explique que ces deux textes ont déjà fait l’objet de nombreuses concertations. « Depuis 2012, le gouvernement travaille sur un projet de réforme de la sécurité sociale. Lorsqu’ils ont été transmis à l’Assemblée nationale, les deux projets de loi ont été soumis à l’examen des députés. Quatorze sessions de concertation ont été organisées, ainsi que plusieurs réunions du comité chargé de travailler sur ces projets. Lorsque l’on parle des syndicats, il s’agit des organisations représentant les travailleurs à travers les différentes centrales syndicales. Ainsi, le monde du travail a été représenté dans les débats »,souligne le président de la Commission.
Le plus important, selon le député, est que, lorsque ces textes reviendront à l’Assemblée nationale. Celle-ci devra en débattre et formuler des amendements si nécessaire. « Après les contributions des députés, des partenaires sociaux, des travailleurs, des organisations syndicales et du patronat, les préoccupations des uns et des autres pourront être prises en compte. L’objectif est de poursuivre les concertations et de préserver la stabilité sociale du pays. À ce stade, il n’y a pas de crise syndicale. Le patronat est également interpellé dans cet exercice. Compte tenu du rôle que chacun doit jouer pour la consolidation du dialogue social, l’Assemblée nationale a pris la responsabilité d’examiner ces textes dans un esprit de stabilité et de cohésion », a laissé entendre Me Tall.




