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MBOUR : O. Mbengue obligeait la mineure de 14 ans à prendre des pilules contraceptives après chaque viol

Une affaire d’une violence rare secoue la juridiction de Mbour. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, un commerçant quinquagénaire, identifié sous les initiales O. Mbengue, est accusé d’avoir instauré pendant près de trois ans un système d’exploitation sexuelle sur une adolescente, alors âgée de 14 ans. Un dossier lourd, qui met en lumière des mécanismes de domination, de manipulation et de dissimulation d’une froideur troublante.
 
D’après L’Observateur, tout commence le 1er janvier 2020, lorsque la jeune A. Fall est envoyée par sa mère chez ce vendeur de téléphones portables pour récupérer un appareil. Ce déplacement anodin va marquer le début d’un engrenage infernal. La collégienne affirme avoir été agressée dès cette première visite, dans un contexte de violence et de contrainte.
 
Mais au-delà de l’acte initial, c’est la répétition et l’organisation présumée des abus qui interpellent. Pendant plusieurs années, la victime décrit un système où le téléphone portable devient un outil de contrôle. Selon son témoignage rapporté par L’Observateur, l’accusé lui remettait régulièrement des appareils afin de pouvoir la contacter à tout moment, y compris dans son établissement scolaire, et l’attirer chez lui.
 
L’élément le plus troublant du dossier reste toutefois l’usage systématique de pilules contraceptives. Toujours selon L’Observateur, la jeune fille affirme qu’après chaque rapport imposé, elle était contrainte d’avaler un comprimé sous la surveillance de son agresseur présumé. Pour l’accusation, ce procédé révèle une volonté claire de dissimuler les faits et d’éviter toute preuve biologique, notamment une grossesse.
 
Face à ces accusations, le ministère public a requis 15 ans de réclusion criminelle pour viol, pédophilie et détournement de mineure. Le procès, ouvert devant la Chambre criminelle de Mbour, met en exergue un dossier où les éléments matériels et les témoignages convergent vers une même lecture des faits.
 
La révélation de cette affaire intervient après un long silence. La victime, aujourd’hui âgée de 20 ans, aurait montré des signes de détresse progressive : absentéisme scolaire, fugues répétées, changement de comportement. C’est finalement une discussion avec sa mère, en août 2022, qui fera éclater la vérité. Un examen médical viendra corroborer ses déclarations, évoquant une défloraison ancienne.
 
À la barre, l’accusé nie en bloc les faits qui lui sont reprochés. Il reconnaît avoir offert des téléphones, mais évoque une intention de “suivi scolaire”. Il parle également d’un supposé complot familial. Une ligne de défense rejetée par la victime, qui accuse son bourreau présumé de l’avoir réduite à un simple “objet”.
 
 
Le verdict est attendu le 15 mai prochain. En attendant, l’accusé reste en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour, tandis que la victime espère que la justice reconnaîtra enfin les années de souffrance qu’elle affirme avoir endurées.

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