Après 12 mois et 20 jours de détention, l’ancien directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO), Maodo Malick Mbaye, est désormais libre. Alors que le parquet financier conditionnait sa sortie au port d’un bracelet électronique, le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF) a finalement accédé à la demande de la défense en lui accordant une liberté provisoire sans cette mesure, rapporte L’Observateur.
La même source croit savoir que le véritable tournant de ce bras de fer judiciaire repose sur une pièce présentée comme maîtresse par la défense : « le quitus délivré par la Cour des comptes au titre de l’exercice 2023 », période ciblée par l’enquête. Fourni par l’Agent comptable, cet acte, qui certifierait qu’« aucune irrégularité n’a été commise », aurait, selon les avocats, fragilisé les accusations portées contre leur client.
Cet élément s’ajoute à la confrontation avec l’ancien DAF, au cours de laquelle la défense affirme avoir réussi à « montrer toutes les preuves qui disculpent » le mis en cause. Des arguments avancés pour contester les soupçons de détournement, alors que Maodo Malick Mbaye a toujours clamé : « Jamais je n’ai détourné un seul franc ».


