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Magal : le ministre de l’Intérieur, Makhtar Cissé : « Il sera très difficile de satisfaire toutes les préoccupations»

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a présidé, mardi, la réunion d’évaluation du Grand Magal de Touba, en présence de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr, porte-parole de Serigne Mountakha, de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, porte-parole du khalife de Darou Mousty, du gouverneur de Diourbel Ibrahima Fall, du préfet de Mbacké Khadim Hann et du sous-préfet de Ndame.

S’exprimant devant la presse, le ministre a d’abord adressé « le salut le plus respectueux » au khalife général des mourides, Cheikh Mouhamadou Mountakha Mbacké, « khadimou Rassoul », ainsi qu’à toute la famille de Serigne Touba. Il a également remercié le porte-parole Serigne Bassirou Abdou Khadr, venu l’accompagner dans « cette œuvre annuelle, mais perpétuelle » de préparation du Grand Magal, entouré des dignitaires de la famille de Serigne Touba et de l’ensemble des autorités administratives et territoriales.

Le ministre a tenu à décerner « une mention spéciale » au gouverneur de la région pour « le professionnalisme, la compétence et la rigueur » avec lesquelles il a conduit les travaux préparatoires. Il a toutefois jugé prématuré de dresser un bilan à ce stade, estimant que « le dispositif ne pourra être évalué qu’après sa mise en œuvre définitive et après le Magal ». Il a ainsi annoncé la tenue de réunions d’évaluation « deux ou trois mois après le Magal », plutôt que d’attendre l’approche de l’édition suivante.

Makhtar Cissé a insisté sur la croissance continue de Touba, « une ville qui s’agrandit tous les jours, tous les ans », avec une population et des habitations en hausse constante, entraînant des besoins croissants. Il a rappelé que le président de la République avait évoqué ce constat lors de sa visite de courtoisie au khalife général, assurant agir dans la continuité de l’action du chef de l’État et du Premier ministre. Il a associé à cette démarche les ministres sectoriels les plus impliqués à Touba, ceux des Infrastructures, de l’Hydraulique et de la Santé, sans oublier les autres départements concernés, l’Élevage, le Commerce, les Finances via les Douanes, et l’Énergie via la Senelec.

Le ministre a précisé que ce dispositif méritait « d’être évalué post-Magal », sans attendre « un mois ou deux mois du Magal pour démarrer les travaux », ce qui permettrait, selon lui, d’avoir un meilleur impact. Il a évoqué l’existence de programmes sectoriels déjà en cours pour Touba, portant sur l’adduction d’eau, l’amélioration des routes et de l’assainissement, précisant que ces programmes se poursuivront, en complément d’un « dispositif spécial » dédié au Magal, destiné à le sécuriser et à réduire les nuisances.

Le ministre a reconnu qu’« il va être très difficile de satisfaire toutes les préoccupations », en raison du nombre croissant de pèlerins affluant vers Touba, soulignant que leur comportement pouvait parfois avoir « un impact négatif ». Il a lancé un appel à la sensibilisation, invitant chacun à se rappeler qu’il s’agit d’« un pèlerinage » et d’« un événement religieux », et à améliorer les comportements pour réduire les nuisances envers autrui.

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