Invité de l’émission RFM Matin, Madiambal Diagne a affirmé détenir des informations sensibles concernant Ousmane Sonko. Il évoque notamment des soupçons liés à des flux financiers, des relations présumées avec des groupes armés et religieux, ainsi que des accusations de corruption impliquant des ressortissants indiens, des allégations qui restent à établir.
Madiambal Diagne a fait de nouvelles déclarations controversées au sujet de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko lors de son passage à l’émission. L’intervenant affirme détenir des informations et des documents qu’il dit être en mesure de produire pour se défendre en cas de procédure judiciaire.
« J’avais beaucoup d’informations. Je suis hors du pays, mais je détiens beaucoup d’informations », a-t-il déclaré, laissant entendre que certaines de ses révélations seraient à l’origine des difficultés qu’il dit avoir rencontrées.
Des accusations liées à des transactions financières
Au cours de l’émission, Madiambal Diagne est revenu sur des informations qu’il avait précédemment évoquées concernant de présumés mouvements d’argent impliquant Ousmane Sonko. Il affirme notamment que le Premier ministre aurait envisagé de quitter le pays et engagé des négociations avec le président de la République.
Pour étayer ses propos, il s’interroge sur l’absence de démenti public de la part du parti Pastef et d’Ousmane Sonko, ainsi que sur l’absence de plainte à son encontre, selon ses déclarations.
« Si Sonko fait une déclaration pour me demander de sortir les preuves, je pourrais le faire », a-t-il soutenu. Il affirme toutefois ne pas pouvoir divulguer certaines informations, au motif qu’elles contiendraient des données personnelles susceptibles de lui créer des problèmes.
Madiambal Diagne dit également être prêt à présenter les éléments dont il dispose dans le cadre d’une enquête officielle ou d’une procédure judiciaire.
Des allégations concernant la sécurité nationale
L’intervenant a également évoqué de présumés liens entre Ousmane Sonko, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et des groupes salafistes. Selon lui, ces questions pourraient avoir des implications pour la sécurité nationale.
Il affirme avoir transmis des documents au général Birame Diop, alors ministre des Forces armées, concernant ces éléments présumés.
Madiambal Diagne est aussi revenu sur le dossier du général Kandé, soutenant que ce dernier aurait découvert des éléments sensibles. Il établit un lien entre ces révélations alléguées et les événements intervenus après le retour du général, sans toutefois apporter, dans les propos rapportés, de preuves permettant d’établir ces affirmations.
Un système d’écoute présumé à Sébikotane
Dans ses déclarations, Madiambal Diagne a par ailleurs évoqué l’existence présumée d’un système d’écoute à Sébikotane, qu’il attribue à Ousmane Sonko et qui aurait été géré par François Sylla.
Il affirme également que ce dernier aurait été écarté de ses fonctions à la Primature et l’accuse de détournements. Il cite, dans ce contexte, Madiop Gningue et l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, qu’il présente comme des personnes susceptibles de détenir des informations sur ce dossier.
Des soupçons de corruption impliquant des ressortissants indiens
Enfin, Madiambal Diagne a formulé des accusations de corruption impliquant des ressortissants indiens. Il affirme notamment qu’un appartement au Canada aurait été acheté, le 9 janvier 2026, pour Mohamed Sonko, qu’il présente comme le fils d’Ousmane Sonko, pour un montant de 467 217 dollars canadiens.
Il évoque également des soupçons concernant des opérations liées au zircon et une commission qui aurait été versée dans le cadre d’un contrat de renégociation avec Indorama.



