Macky Sall, l’éternel revanchard ! Il n’inaugure que les œuvres de son mentor, Me Wade –

Macky Sall, l’éternel revanchard ! Il n’inaugure que les œuvres de son mentor, Me Wade

Hier, jeudi 6 décembre 2018, le Président Macky Sall a inauguré un projet de son prédécesseur et, encore une fois, il a refusé de rendre un hommage mérité à Me Abdoulaye Wade, auteur de presque tous les chantiers réalisés depuis 2012 dans ce pays. Pourquoi Macky Sall refuse toujours de reconnaître les mérites de Me Wade ? Attend-t-il le jour de sa mort pour le faire ? Ce serait hélas vraiment trop tard…

L’ancien chef de l’État, Me Abdoulaye Wade, avait procédé, le mardi 20 décembre 2011, à la cérémonie de pose de première pierre du Musée des Civilisations noires. On se rappelle, ce jour coïncidait avec l’anniversaire du décès du poète-président, Léopold Sédar Senghor. Accusé d’avoir plagié l’idée du défunt président de la République, Abdoulaye Wade rétorque : «Le poète-président, Léopold Sédar Senghor, est le premier à avoir exprimé l’idée de ce Musée des Civilisations noires. Senghor l’avait rêvé, Abdoulaye Wade l’a réalisé». L’ancien Président a eu la grandeur de reconnaitre le mérite de Senghor, tout le contraire de Macky Sall, qui tente de cacher l’œuvre de son prédécesseur. Le « Pape du Sopi », lui, était fier de réaliser un rêve de Senghor.
Le Président Abdoulaye Wade avait estimé le coût du projet, à l’époque, entre 8 et 15 milliards de Fcfa. Ce musée, qui est la deuxième merveille du Parc culturel de Dakar, sur les sept de Me Abdoulaye Wade, a été bâti sur une surface de 15.000 mètres carrés. Un musée qui, selon les propos du Président Wade, va durer dans le temps et va accueillir toutes les œuvres africaines. Ce qui est étrange dans cette affaire, c’est que Senghor avait sollicité l’avis de Me Wade dans la réalisation de ce projet. «A l’époque, je n’étais même pas dans la politique, j’étais encore enseignant en économie et Senghor m’a tenu au courant de ce projet et me l’a envoyé pour demander mon avis. Je me demande, aujourd’hui, quel avis pourrait avoir un enseignant d’économie sur ce projet. Peut-être qu’il avait perçu en moi une note d’africanisme ou d’africanité. Et je n’ai jamais perdu l’idée d’achever la bonne œuvre imaginée par notre poète-président», avait déclaré le Président Wade, qui disait qu’il ne pouvait pas finir son mandat sans réaliser le grand rêve du chantre de la Négritude.

Me Abdoulaye Wade avait posé la première pierre, au lendemain de l’anniversaire du décès de Senghor et, par rapport à cela, il disait : «C’est une pure coïncidence ; en choisissant cette date, je n’avais pas pour référence le décès de Senghor, cela fait partie des mystères de la vie». Me Abdoulaye Wade ajoutera : «Ce musée n’est pas pour le Sénégal ou pour l’Afrique, c’est le musée des Civilisations noires». Il avait souhaité que ce musée soit comme un temple de toutes les valeurs et œuvres noires. Ainsi, il avait, dans cette perspective, demandé au ministre en charge de la Culture de l’époque, Awa Ndiaye, d’initier le plus rapidement possible une conférence mondiale, afin que les Africains et la diaspora trouvent un contenu au futur monument.

Ce musée, deuxième (après le Grand Théâtre) des  »Sept merveilles » du Parc culturel initié par Me Wade, doit coûter 15 milliards de Fcfa, entièrement financé par la République de Chine. Présent à la cérémonie d’inauguration, l’ambassadeur de l’Empire du Soleil levant au Sénégal, Gong Yuanxin, a magnifié les relations entre les deux pays. La Chine devrait d’ailleurs aider le Sénégal dans la formation des équipes devant manager le nouveau joyau, dans 22 mois, quand seront finis les travaux du musée à ériger sur le site, derrière l’ancienne Gare ferroviaire de Dakar et le Grand Théâtre national.

Les «Sept merveilles» de Dakar, une vision futuriste de Me Wade

 

Macky Sall, l’éternel revanchard ! Il n’inaugure que les œuvres de son mentor, Me Wade
Situées entre l’ancienne Gare ferroviaire de Dakar, le carrefour Cyrnos, le Boulevard de l’Arsenal et l’Avenue Lamine Guèye, les «Sept merveilles» architecturales qui vont former le Parc culturel de Dakar sont constituées, notamment, du Grand Théâtre national, de l’École des Arts, l’Ecole d’Architecture, les Archives nationales, la Maison de la Musique, la Bibliothèque nationale et le Musée des Civilisations noires.

Au-delà du choix d’en faire des bijoux d’architecture, profilés dans une vision futuriste du Président Abdoulaye Wade, la réalisation de ces édifices va combler un vide sur le plan des infrastructures. Celles-ci doivent, en effet, sous-tendre le déploiement d’une bonne politique culturelle et s’appuyer sur des structures modernes, répondant aux exigences des acteurs culturels, mais aussi à celles des usagers, citoyens et visiteurs de tous horizons. Les «Sept merveilles de Dakar», logées dans ce qu’il est convenu d’appeler le Parc culturel de Dakar, est un projet dirigé par l’architecte Pierre Goudiaby Atepa. Le Parc s’allonge sur près d’un kilomètre et a une superficie d’environ 10 ha. Dans un regard panoramique, on part de l’immeuble de l’ancienne Gare de Dakar, créée vers 1910 par les Français. Le Président Abdoulaye Wade explique : «Nous l’avons reconstitué comme une structure très belle. La colonisation nous a laissé des édifices que nous trouvons très beau. Restauré identique à lui-même et à l’intérieur, il pourra accueillir des expositions d’art contemporain, des défilés artistiques, etc.».

Les édifices jumeaux représentant une pyramide ouverte, symbole de la connaissance, symbolisent la réflexion et l’inspiration propices à la recherche. Ces édifices seront les archives où seront conservées les archives, la mémoire des peuples. Le Sénégal est dépositaire d’une partie des archives de la colonisation de l’ex-Aof et Aef et Madagascar, confiées à la France au moment de l’indépendance, puisque nous n’avions pas les infrastructures pour les conserver dans de bonnes conditions. Ces archives sont encore en France, à Aix-en-Provence. Avant de les rapatrier, il nous faut de bonnes structures pour les abriter. Ce projet d’archives du Parc culturel doit répondre à cet objectif. Ce bâtiment des archives, construit pour la postérité, pourrait également répondre pleinement aux exigences d’une bonne conservation.

Le Musée des Civilisations noires : à ce sujet le Président Abdoulaye Wade a tenu a rappeler une histoire vécue avec le Président Léopold Sédar Senghor. Celui-ci, à l’époque, voulait réaliser un Musée des Civilisations noires et a fait appel à un architecte mexicain, qui a réalisé des plans très volumineux. Enseignant à cette période à l’université de Dakar, Me Wade fut saisi par le Président Senghor, qui lui proposait de lui donner quelques avis sur les plans réalisés au sujet du Musée des Civilisations noires. Amateur de visites dans les musées, Me Wade affirme qu’il a voulu réaliser le rêve de Senghor, qui est devenu le sien.

Le Grand Théâtre, élément central du Parc culturel, est également une œuvre indispensable, car elle peut marquer la vie culturelle d’un pays sur le temps, comme, par exemple, le Colisée à Rome ou l’Opéra de Paris. Au sujet de l’Ecole des Arts, sa réalisation doit répondre à un besoin exprimé depuis très longtemps par les jeunes. La maquette présente une architecture éclatée, à travers plusieurs bâtiments et dont la réalisation est bien inspirée par les artistes eux-mêmes. Le dernier édifice de la maquette à une forme de kora, la «Maison de la Musique». «Je suis très fier de la Kora, a souligné le Président Abdoulaye Wade, parce qu’elle n’existe qu’en Afrique. Elle a été inventée par les Mandingues, c’est une partie de mon ascendance dont je suis très fier. J’ai voulu cette place de la musique et Goudiaby a eu l’idée de traduire ce vœu dans une forme architecturale qui est celle de la kora et que je trouve très belle».
Le Parc culturel prend ainsi forme, petit à petit. Les fouilles ont commencé, en ce qui concerne la construction du Musée des Civilisations. La réhabilitation de la Gare est pour bientôt, alors que les plans sont terminés pour les autres édifices. Autant d’avancées qui font dire que le Parc culturel de Dakar sera bientôt une belle réalité au Sénégal.
Dakartimes Quotidien

 

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Moussa Cissé : En tant que passionné de sociologie, je vous fais découvrir mes réflexions et études sur la vie des gens, je fais aussi des analyses sur les événements marquants de l’actualité au Senegal

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