Macky ne voudrait pas être évacué en Europe « Si jamais j’avais la covid… »

Les dirigeants de nos pays sont prompts à aller se soigner à l’étranger, dès la moindre infection, laissant le système sanitaire local à leurs administrés. De son côté, le président Macky Sall a révélé ce qu’il avait décidé, à ce sujet, si jamais il était testé positif à la covid-19.

La crise de la covid-19 a administré une leçon à nos dirigeants politiques qui ont laissé nos systèmes sanitaires en lambeaux et allaient, auparavant, se soigner en occident. Avec la pandémie, les hôpitaux étrangers étant débordés, les frontières fermées, les évacuations sanitaires étaient devenues impossibles. Et certains dirigeants étaient condamnés à se soigner chez eux, avec leur peuple, en cas d’infection.

«Il était malvenu d’envoyer des malades en Europe, ou même des autorités. Nous n’avions qu’un choix: vivre ou mourir chez nous.

«Il était malvenu d’envoyer des malades en Europe, ou même des autorités. Nous n’avions qu’un choix, vivre ou mourir chez nous. C’est clair. Moi en tout cas, si jamais j’avais la covid-19, j’excluais de me faire transporter en Europe. Ce n’est pas possible», a déclaré le chef de l’Etat Macky Sall pour sa part. D’où, souligne-t-il, l’importance de mener une politique sanitaire sérieuse. «Donc la  questions sanitaire doit être prise au sérieux. Le relèvement du plateau sanitaire est devenu un impératif», indique le chef de l’Etat.

Cependant, le président Macky Sall  suspend la mise en œuvre du programme sanitaire dont le budget est de 500 milliards de francs Cfa, à un préalable : «Il faut une réforme de la gestion des hôpitaux au Sénégal. Mettons les moyens qu’il faut, mais il faut que cette question aille  en même temps que les équipements. On ne peut pas mettre 500 milliards pour rester dans le même système où on ne peut même pas retracer le malade qui passe », martèle-t-il.

Ce que le président Macky Sall veut, c’est, entre autres, une informatisation du circuit du malade, un bon recrutement du personnel et de spécialistes avec l’équité dans leur  affectations dans les territoires éloignés. «Qu’il y ait des spécialistes, des gynécologues, des chirurgiens  dans toutes les régions du pays. Cela est devenu un impératif», dit-il.

Youssouf SANE

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