Les réseaux sociaux, cauchemar des transhumants. ( Par Boubacar Sall )

réseaux sociaux
réseaux sociaux

Tout le monde savait déjà qui serait le premier à retourner sa veste pour donner à Macky Sall son 83ème député. Il a même mis plus de temps que prévu pour donner raison à l’opinion. Il prétend qu’il réfléchissait, et qu’il a même éteint son téléphone pour ne pas être influencé. En réalité il cherchait juste les mots pour enrober sa transhumance. Le résultat est une catastrophe. Celui qui a écrit le texte qu’il peinait à lire correctement s’est moqué de lui tellement le discours est incohérent et décalé de la réalité. Lorsqu’il ne lisait plus, là c’était pire, on aurait cru entendre Bamba Fall. Ce dernier a au moins eu l’honnêteté d’avouer qu’il a parlé avec Macky Sall avant de transhumer toute honte bue . Les transhumants ont un point en commun. Dès que leur traitrise remonte à la surface, ils deviennent aussitôt nerveux, insultent à tout va, menacent, voient des ennemis partout, transpirent et s’essuient le visage plus que d’habitude.

Les transhumants, surtout les plus malhonnêtes d’entre eux, c’est-à-dire ceux qui gagnent un mandat électif grâce à un discours d’opposant, et transhument vers le pouvoir en place dès le lendemain, ont généralement tendance à haïr brusquement les réseaux sociaux, l’internet, les bloggeurs, les chroniqueurs. En réalité c’est l’effet des VAR et archives. Ils savent que tout va remonter à la surface, leurs propos d’hier, leurs mensonges, leurs reniements, leur nombrilisme. Ils détestent que les réseaux sociaux leur renvoient leur visage d’avant. Ils savent que leurs enfants verront les VAR et seront gênés que Papa ou Maman soit un caméléon, un versatile, un traitre, un menteur. Ils savent que leurs conjoints sauront que Aladji ou Sokhnassi workat leu.

Ses résultats aux législatives (44 800 voix, 1,3% des suffrages) ont confirmé à Pape Diop qu’il fait déjà partie des rebus politiques. Il est incapable désormais de gagner son propre bureau de vote, et il a même été surpassé par un néo-politicien tel que Pape Djibril Fall. Comme Bamba Fall, le sieur Pape Diop sait que s’il retourne demain à des élections, il perdrait 99% de son électorat qu’il a trahi.

En réalité Pape Diop utilise la politique comme protection pour ses affaires et son patrimoine immobilier inexpliqué, voire comme monnaie d’échange. Pour annoncer sa trahison, il était entouré de Massaly et Aliou Sow qui sont déjà coutumiers des faits en matière de trahison, Karim Wade et Abdoulaye Wade en savent quelque chose.

Pape Diop n’a donc surpris personne. Sa nervosité soudaine constatée lors de sa conférence de presse est compréhensible. Il sait qu’il ne vaut pas mieux que Bamba Fall, il se voit déjà méprisé et regardé de travers partout où il passera, sauf bien entendu au siège de l’APR et à la Présidence qui est devenue le lieu de convergence des voleurs de liste, des voleurs de suffrage électoral, des transhumants, bref de tous ceux qui ont quelque chose à monnayer.

Rien de nouveau sous le soleil. Quelque part il faut remercier Macky Sall d’avoir rassemblé du même côté tout ce que le Sénégal compte de plus nocif, d’avoir aidé les sénégalais à découvrir le vrai visage des traitres et fossoyeurs de la république. Demain il sera plus facile de les mettre à la poubelle.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici