Il est des moments où les appartenances partisanes s’effacent devant l’exigence de l’objectivité historique. Les nations se construisent certes par les alternances démocratiques, mais elles se grandissent surtout lorsqu’elles savent reconnaître, avec lucidité, les femmes et les hommes qui ont marqué leur trajectoire.
Si j’avais choisi le camp du défaitisme, j’aurais pu reprendre cette expression populaire : « Boufi yemone sah, mou nekh. »Mais la politique ne saurait être guidée par le ressentiment ou les calculs circonstanciels. Elle doit s’appuyer sur la reconnaissance du mérite, la hauteur de vue et la capacité à distinguer l’intérêt supérieur de la Nation des passions du moment.
À cet égard, je formule le vœu sincère de voir Son Excellence Macky Sall accéder aux plus hautes responsabilités internationales, notamment à la tête de l’Organisation des Nations Unies. Ce souhait ne procède ni d’un réflexe partisan ni d’une nostalgie politique. Il repose sur une lecture objective de son parcours, de son expérience de chef d’État et de sa stature diplomatique.
Au cours de son exercice du pouvoir, Macky Sall a contribué à repositionner le Sénégal comme un acteur crédible sur la scène internationale. Sous son leadership, notre pays a consolidé sa stabilité institutionnelle dans un environnement régional marqué par les crises sécuritaires et les bouleversements politiques. Il a porté des projets structurants, modernisé les infrastructures nationales, renforcé l’attractivité économique du Sénégal et fait entendre une voix africaine respectée dans les grandes enceintes internationales.
Son mandat à la présidence de l’Union africaine a illustré sa capacité à fédérer les États autour des enjeux majeurs de notre continent : la souveraineté alimentaire, la paix et la sécurité, la transition énergétique, le financement du développement, la réforme de la gouvernance mondiale et la place de l’Afrique dans les mécanismes internationaux de décision. Cette aptitude à conjuguer vision stratégique, diplomatie d’influence et pragmatisme constitue aujourd’hui un atout majeur pour toute institution internationale.
Les défis contemporains exigent des dirigeants capables de dépasser les clivages idéologiques, de maîtriser les grands équilibres géopolitiques et d’apporter des réponses crédibles aux crises multiformes qui secouent notre planète. La profondeur de son expérience, son charisme, sa connaissance des relations internationales et sa maîtrise des grands dossiers du monde font de Macky Sall une personnalité dont la contribution peut encore servir l’humanité.
Malgré les turbulences, les controverses et les épreuves qui ont jalonné les dernières années de son mandat, il faut reconnaître que l’ancien Président a su préserver la crédibilité internationale du Sénégal et maintenir notre pays parmi les démocraties africaines les plus observées. L’histoire, lorsqu’elle sera écrite avec le recul nécessaire, distinguera les passions du présent des réalités durables de son héritage.
Pour ma part, j’assume pleinement cette conviction.
Je suis fier d’appartenir à la « Génération Macky Sall »: cette génération de jeunes Sénégalais qui a été inspirée par une vision, formée à l’engagement politique, sensibilisée aux exigences du service public et convaincue très tôt que le développement d’une nation repose sur le travail, la discipline, la compétence et le sens de l’État.
Être de la Génération Macky Sall n’est pas simplement revendiquer une proximité politique. C’est affirmer l’héritage d’une école de gouvernance qui a placé la transformation structurelle du Sénégal au cœur de son ambition, tout en préparant une jeunesse à assumer ses responsabilités dans la construction nationale.
Les hommes passent, mais les grandes œuvres demeurent. Les mandats prennent fin, mais les héritages continuent d’inspirer. C’est précisément à cette aune que les dirigeants entrent dans l’Histoire.
Cherif Bounama DIA
Président du Mouvement 3R
(Rassemblement – Responsabilité – Rassemblement)




