La Section de recherches de Dakar a arrêté Ibrahima Diaw, suspecté d’avoir provoqué la mort d’un manifestant lors des violences entre 2021 et 2024, marquant ainsi une étape significative dans l’ouverture d’une information judiciaire pour crimes contre l’humanité au Sénégal.
L’affaire du passage à tabac de Pape Abdoulaye Touré, intervenu lors des violents événements qui ont secoué le Sénégal, cache un dossier plus vaste
Selon Libération, la Section de recherches (SR) de Dakar a bouclé une enquête de plusieurs mois concernant les événements tragiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024. À preuve, Ibrahima Diaw, un ASP en service à l’époque au commissariat de Bargny et suspecté d’avoir volontairement heurté un manifestant qui est mort, a été arrêté par les gendarmes.
Il est actuellement entre les mains de la Justice en même temps que Djibril Gaye, Amadou Guindo Traoré, Djibril Diao et Amadou Sarré, dit Kabakrou,, arrêtés dans le volet concernant Pape Malick Ndour.
Et le moins qu’on puisse dire est que le parquet est décidé à faire toute la lumière sur ces événements. À preuve, une information judiciaire a été ouverte et confiée conjointement aux juges des premier et deuxième cabinets pour le chef de crime contre l’humanité par actes de torture ou traitements inhumains, cruels et dégradants. Une première au Sénégal.. D’autres personnes sont dans le collimateur de la Justice qui a opté pour une « ventilation » des procédures dans les juridictions à cause de certains profils mis en cause par l’enquête.



