Accueil Politique Kiiraay-Pastef : comment Diomaye Faye et Ousmane Sonko seront départagés

Kiiraay-Pastef : comment Diomaye Faye et Ousmane Sonko seront départagés

Le lancement de Kiiraay – Les Patriotes républicains par le Président Bassirou Diomaye Faye marque une rupture désormais assumée avec son ancien mentor, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef. L’Observateur souligne que le chef de l’État revendique déjà Kiiraay comme le « premier parti du Sénégal », contestant ainsi la prééminence politique de Pastef. En réponse, Ousmane Sonko a affiché son impatience de « mesurer, dans les urnes, le véritable rapport de force » entre les deux camps lors des prochaines échéances électorales.

Le quotidien du Groupe futurs médias met en avant les atouts dont dispose Bassirou Diomaye Faye dans cette nouvelle bataille politique. Pour l’analyste Sidy Diop, interrogé par la même source, « Bassirou Diomaye Faye possède un avantage que peu de dirigeants peuvent revendiquer au moment de lancer un parti. […] Il exerce le pouvoir. » Selon lui, la fonction présidentielle offre au chef de l’État une forte capacité d’attraction, renforcée par « un tempérament posé », un « discours d’apaisement » et une volonté de placer Kiiraay « sous le signe de la République », autant d’éléments susceptibles de séduire les électeurs modérés, les technocrates et des responsables locaux, dont plusieurs ont déjà rejoint la nouvelle formation.

Pour autant, L’Observateur relève que Pastef conserve de solides atouts. Dans les mêmes colonnes, le politologue Saliou Ngom estime qu’« à ce stade, rien ne permet d’affirmer que Pastef est en train de perdre du terrain », rappelant qu’« aucune figure majeure du parti n’a fait défection » et que la formation « demeure la principale force politique du pays ». De son côté, Sidy Diop juge que « Le défi de Pastef est inédit, car son principal concurrent ne vient pas des rangs de l’opposition, mais de sa propre matrice », les deux partis revendiquant l’héritage de la « rupture » de 2024 et s’adressant au même électorat.

Le journal souligne enfin que l’émergence de Kiiraay pourrait également rebattre les cartes au sein de l’opposition en attirant des responsables hostiles à Ousmane Sonko mais favorables au président. Les deux analystes s’accordent toutefois sur un point : seul le verdict des prochaines élections, notamment les locales de 2027, permettra de déterminer lequel de Bassirou Diomaye Faye ou d’Ousmane Sonko incarne désormais le mieux la promesse de changement portée par l’alternance de 2024.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici