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JOJ Dakar 2026 – Djireye Clotilde Coly : « Un événement de ce genre ne doit pas être réfléchi en termes de retour sur investissement automatique et immédiat »

À quatre semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), Djireye Clotilde Coly se veut rassurante. Invitée de RFI matin ce lundi 5 octobre, la ministre sénégalaise de la Jeunesse et des Sports a défendu l’état de préparation du pays et le coût de l’événement.

« Je confirme, le Sénégal est prêt à accueillir ses Jeux Olympiques de la jeunesse », a déclaré Djireye Clotilde Coly. « Nous sommes prêts sur le volet infrastructure, sur la partie sécuritaire, la partie test est également déjà faite, donc nous travaillons actuellement à la mobilisation et à la réussite de ces Jeux.», explique-t-elle.

Interrogée sur les routes autour de la piscine olympique et sur le site lui-même, toujours en chantier, elle a écarté toute inquiétude : « Tous les sujets ont été pris en charge avec vraiment une dynamique très pragmatique et tout sera finalisé avant les Jeux. »

104 milliards de francs CFA : un investissement, pas un pari à court terme  

Le budget prévisionnel s’élève à 104 milliards de francs CFA, soit plus de 150 millions d’euros. Face aux difficultés économiques des Sénégalais, chômage et vie chère en tête, la ministre a défendu un raisonnement de long terme : « Oui, l’événement en lui-même est un investissement pour l’avenir. Quand on parle du coût, on pense peut-être tout de suite au retour sur investissement. Or, un événement de ce genre ne doit pas être réfléchi en termes de retour sur investissement automatique et immédiat. C’est plutôt en termes d’héritage, d’héritage matériel avec toutes ces infrastructures sportives durables, puisqu’on parle ici d’investissement. Alors effectivement, vous avez les dépenses d’organisation, mais vous avez des dépenses d’investissement sur des actifs durables qui seront exploités et valorisés », soutient Djireye Clotilde Coly.

Elle met en avant des infrastructures sportives durables, mais aussi un héritage immatériel : les compétences développées et les entreprises associées aux Jeux. Elle cite 6 000 volontaires formés et des « brevets olympiques civiques et sportifs » déployés dans des milliers d’écoles, avec plus de 900 000 jeunes formés. Les retombées immédiates concerneront l’hôtellerie, la restauration, les services et les arts. La ministre ajoute que ces Jeux doivent aussi prouver la capacité du pays à accueillir de très grands événements : « La réalité est qu’aujourd’hui, c’est un investissement qui portera du fruit. »

Cérémonie d’ouverture : « du beau monde » attendu  

Sur la cérémonie d’ouverture, elle promet « une très, très belle cérémonie ». Le président Bassirou Diomaye Faye a lancé à la tribune des Nations unies un appel aux chefs d’État, et des invitations ont été envoyées. « Nous attendons du beau monde à ces JO », a-t-elle dit, sans avancer de chiffre.

Interrogée sur une éventuelle invitation de l’ancien président Macky Sall, elle a rappelé que cela relevait des prérogatives du chef de l’État, tout en esquivant : « La question n’est peut-être pas là. L’important, c’est de nous focaliser sur la réussite de ces Jeux. »

135 athlètes et des billets entre 1 000 et 5 000 francs CFA  

Côté sportif, 135 athlètes défendront les couleurs du Sénégal. « Ils sont prêts à remporter des médailles, et nous espérons en avoir beaucoup », a affirmé la ministre, sans objectif chiffré.

Pour le public, 750 000 billets sont en vente, entre 1 000 et 5 000 francs CFA. La ministre dit faire « le pari du succès populaire », avec la flamme olympique qui parcourt actuellement toutes les régions du pays. « Je suis très, très optimiste », a-t-elle conclu.

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