Le parquet de Saint-Louis a demandé, hier, l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinat et requis le placement sous mandat de dépôt du mis en cause.
Le 25 octobre dernier, le corps sans vie d’Aminata Sy, âgée de 17 ans, avait été découvert au quartier Lao Demba de Podor. La jeune fille se trouvait dans un sac, les mains ligotées à l’une de ses pieds et le visage recouvert d’un foulard.
Arrêté par le commissariat de police de Mbacké après une courte cavale, son petit ami, Karamo Cissé Ndiaye, dit Abdou Karim Ndiaye, avait reconnu les faits. Dans un premier temps, il avait tenté de faire croire qu’une dispute aurait éclaté dans la chambre qu’il louait, à la suite d’un désaccord portant sur une somme de 350 000 FCFA et du refus d’Aminata Sy de l’épouser.
Karamo Cissé Ndiaye avait également soutenu qu’Aminata Sy l’aurait attaqué avec une épingle à cheveux et que, alors qu’il se défendait, la victime se serait cogné la tête contre le mur. Il aurait ensuite tenté, selon ses déclarations, de la réanimer pendant 15 minutes à l’aide d’un foulard, avant de l’étrangler.
Mais cette version surréaliste a été battue en brèche par plusieurs constatations techniques relevées lors de l’autopsie. Face à ces éléments, le mis en cause a changé de version. Il a affirmé que le ton était monté entre eux et qu’il avait étranglé Aminata Sy avec ses mains, avant de la frapper avec une écharpe pour l’empêcher de crier.
Les faits se seraient déroulés vers 23 heures. Lorsque les sœurs d’Aminata Sy sont venues chercher cette dernière, il l’avait déjà enfermée dans la chambre avec le cadavre. Karamo Cissé Ndiaye a attendu le crépuscule pour placer le corps sans vie dans un sac. Ensuite, il a sauté le muret et déposé le sac non loin de l’endroit où il louait une chambre. Il a alors pris la fuite, en passant par Mbacké, Tarédji, Dagana et Saint-Louis.





